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Festival de Géo

Spécial FIG
 Festival International de Géographie
 Saint-Dié-des-Vosges 29/09/05 au 2/10/05

Le monde en réseaux : lieux visibles, liens invisibles
Principaux liens sur ce blog.
réseaux de transport.
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  1. Créer un blog en histoire géographie ?
  2. Apprendre à utiliser les TICE. : un blog : c'est quoi au juste ?
  3. Le monde en réseaux : présentation du FIG
  4. Lyon et le projet Lyon Confluence :
  5. Le vocabulaire de la géographie urbaine : glossaire
  6. Album photo : paysages lyonnais autour de Perrache.
  7. Album photo vues aériennes
  8. La gare de Lyon Perrache.
  9. Le tunnel de Fourvière.
  10. La gare de Lyon Part-Dieu.
  11. La confluence Rhône Saône.
  12. Des outils sur Internet.
  13. Les cartes de l'agence d'urbanisme de Lyon.
  14. Module : réseau de transport urbain
  15. L'accès à l'information géographique sur Internet.
  16. en direct du FIG
  17. en direct du FIG 2

Wikimapia

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Bienvenue...

Ce blog est destiné aux élèves ou aux enseignants de lycée. C'est avant tout un espace de travail et d'échanges. Mon objectif est de vous faire partager des informations et des connaissances sur une discipline et un enseignement qui me passionnent.
En juin 2007, je quitte à regret ce lycée innovant et une équipe histoire-géographie dynamique, je suis muté en classe préparatoire (Lettres supérieures) à la rentrée 2007 au lycée C. Fauriel de Saint-Etienne. Ce blog continuera à vivre au ralenti, je vous ferai partager des informations essentiellement en géographie qui sera désormais ma préoccupation principale. Le blog élève continue grâce à Gilles Sabatier qui garde la maison...
Dimanche 29 août 7 29 /08 /Août 19:17

Promotion pour l'album "barcelone" :

paysages urbains

Consulter l'album "barcelone".


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Mardi 26 janvier 2 26 /01 /Jan 08:52

Certains lycéens doivent en ce moment choisir leur avenir et hésitent peut-être à rentrer en CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles).

Ils se demandent ce que l’on fait dans ses classes entourées de tout un mythe.

En Lettres la géographie occupe une place importante à raison de 2 heures obligatoires en 1° année (hypokhâgne) et de 2 heures optionnelles. En 2° année (khâgne) l’horaire est de de 2 heures et de 4 heures d’option.

 

Retrouvez une description des programmes sur le site du lycée C Fauriel de ST Etienne et le point de vue de l’Inspecteur Général François Louveaux,  ancien Professeur de classes préparatoires au lycée Henri IV (Paris)


Firminy-Vert-Corbusier-2006---3.jpg

 

Mais la géographie ne s’étudie par que sur les cartes dans les salles de cours, elle se fait aussi sur le terrain.

 

 

Sortie sur le terrain.

Visite de l’ensemble Le Corbusier à Firminy par les élèves de LS1

 

Le 10 Décembre 2009, les élèves de LS1 (1° année de Lettres Supérieures) ont visité le quartier de Firminy Vert en compagnie de leurs professeurs et de guides du patrimoine.

Cette visite constitue une ouverture culturelle et un prolongement des cours permettant des comptes rendus et des débats sur la ville et ses enjeux ou encore sur la modernité et l’urbanité.

Le lycée a la chance d’être à proximité du plus vaste ensemble architectural en Europe réalisé par Le Corbusier architecte de renommée internationale.

 

corbu__le_corbusier_inauguration_firminy_1_-_07.jpg

 

La visite a permis la découverte des œuvres architecturales et de la structure urbaine du quartier de Firminy Vert. Après la présentation du Stade et la Maison de la Culture, nous sommes montés vers l’Unité d’Habitation en traversant et en analysant l’urbanisme novateur des années 60. Un long moment fut consacré à la visite de l’Unité d’Habitation dominant le quartier et  la sortie s’est achevée par la visite de l’église St Pierre achevée en 2006.

    « Lors de notre visite, Djamel notre guide, issu de ces habitats semblaient très ému face à ce parcours. Les façades, les toits ou encore les écoles qu’il nous montrait, ne semblaient pas être de simples monuments historiques, mais on voyait un passé, des enfants jouant contre ces murs, des cris dans les écoles pourtant, certaines sont fermées aujourd’hui, mais il a su nous retranscrire se passé, ses sensations, en quelque sorte nous faire partager un bout de sa vie. Valeur que Le Corbusier voulait lui-même transmettre : ce goût de la convivialité. Il semblait également révolté par les émeutes ravageant leur Firminy Vert (2009) ».

Lauriane LS1

 

Retrouvez les comptes-rendus des élèves sur le blog de François Arnal professeur de géographie en CPGE :

 

  joost-van-geel-1631--1698-naufrage-devant-la-cote-2.jpg

 

La prochaine visite des LS1 se fera au Musée des Beaux Arts de Lyon en Février afin de découvrir les collections permanentes et de visiter l’exposition temporaire. La visite sera axée sur le thème du paysage étudié en géographie et dans les autres disciplines (langues et français).

 

 

 

La fin de l’année les élèves partent pour un voyage d’étude en Grèce et en Italie avec leurs professeurs de latin, allemand, histoire et géographie. Au programme Olympie, Mycènes, Epidaure, Ath^nes, Delphes, Paestum et Pompéi...
L’ouverture culturelle et la curiosité intellectuelle sont indispensables pour réussir en classe préparatoire.
Par François Arnal - Publié dans : hgeofm - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 6 novembre 5 06 /11 /Nov 16:45


Un nouveau magazine d'histoire est né à l'occasion des 70 ans du début de la Seconde Guerre mondiale (numéro 1 paru en septembre).

Forte de son expérience et de sa passion pour l’Histoire, l’équipe de Caraktère a décidé de vous faire revivre, jour après jour, bimestre après bimestre, l’intégralité de cette période dramatique, à la fois si proche et si lointaine, que fut et demeure la Seconde Guerre mondiale. Ainsi vient de naître, à l’issue d’une année de travail préparatoire minutieux, Histoire(s) de la Dernière Guerre.


Ce que nous vous proposons, ce n’est pas une revue d’histoire militaire ni même une simple « histoire » de la guerre. Il s’agit au contraire, pour les six années à venir, grâce au concours d’historiens et avec l’appui d’une iconographie unique, de vivre une véritable immersion dans la période 1939-45 (cf. dossier de presse à télécharger sur www.derniere-guerre.com).

Autour de chroniques, présentant les événements au quotidien, et d’articles rédigés par des spécialistes reconnus, viennent s’éclairer les thèmes les plus divers à la lumière des découvertes et des débats récents. La politique, la diplomatie, les questions militaires ont leur place, tout comme l’économie, les sociétés, la culture, les sciences ou plus simplement la vie quotidienne de nos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents.

Le numéro 2 est actuellement en kiosque, n'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et à vous connecter sur www.derniere-guerre.com

Rappel du numéro 1



À la suite de Batailles & Blindés ou encore de Ligne de Front, voici le dernier né de la société d’édition Caraktere. Ce nouveau titre a l’ambition de suivre au jour le jour, à 70 ans d’intervalle, les six années de la Seconde Guerre mondiale. Composé d’éminents historiens (François Kersaudy, Edouard Husson, Jean-Louis Margolin, Michaël J. Carley, Philippe Richardot, François Delpla, Christian-Jacques Ehrengardt, Dominique Lormier et bien d’autres), le comité de rédaction s’est attaché à proposer au grand public une véritable collection encyclopédique complète, rigoureuse, accessible, agréable à lire et à consulter. Évoquant tous les aspects du conflit (politiques, économiques, sociaux, culturels...), cette initiative éditoriale bienvenue de vulgarisation s’appuie résolument sur les derniers acquis de la recherche historique en la matière. A ne pas manquer...

Dans ce premier numéro :

-  La première victoire de Hitler : sa conquête du pouvoir en Allemagne (F. Delpla)
-  1933-39, la "drôle" d’avant-guerre et l’alliance de la dernière chance (M. J. Carley)
-  Cannes, un festival dans la tourmente (J. Ferrando)
-  Les exilés du nazisme (V. Bernard)
-  Les belligérants mobilisent (V. Bernard)
-  La campagne de Pologne, cinq semaines de résistance désespérée (V. Bernard)
-  Londres repart en guerre (Y. Kadari)
-  Winston is back ! Le retour du "Vieux Lion" à l’Amirauté (F. Kersaudy)
-  Le sport en 1939 (V. Bernard)
-  Aktion T-4, de l’eugénisme de Galton aux euthanasies de Hitler (Y. Kadari)
-  Mourir pour l’Europe, F. Roosevelt et la neutralité américaine (V. Bernard)
-  Les crimes commis par l’Allemagne nazie en Pologne (E. Husson)
-  Crise économique et pouvoir d’achat des Français à la veille de la guerre (V. Bernard)
-  Et bien sûr, les chroniques au jour le jour des événements des mois de septembre et d’octobre 1939
-  A lire et à voir : rubrique livres et films documentaires


Pour télécharger le dossier de presse :

Par François Arnal - Publié dans : Histoire première - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 2 octobre 5 02 /10 /Oct 19:44

vue depuis la tour en direction du Nord et du quartier du Marais.

L'âge industriel : histoire et géographie première.  Le passé industriel de St Etienne

La cité du design remplace la Manufacture d’armes de St Etienne

 

 

vue historique de la manu au XIX° siècle

 

L’industrie stéphanoise a connu des mutations profondes et des restructurations parfois douloureuses.

 

La région stéphanoise est surtout réputée pour ses mines dont l’activité a explosé du temps de la Révolution industrielle. Mais la cité forézienne a également été célèbre pour ses armes et ses cycles. A la production privée et civile (la chasse) de Manufrance, s’opposait la production publique des armes de guerre. Depuis François 1°, Saint Etienne accueillait une manufacture royale d’armes. Les eaux du Furan étant d’excellente qualité pour la trempe des métaux, la métallurgie a trouvé sur place charbon et minerai de fer vite épuisés.

 

Le quartier du Marais et le premier chemein de fer de France (tiré par des chevaux au début)

 

C’est sous le Second Empire que la Manufacture d’Armes s’installe dans ses nouveau locaux, le long de la Grand Rue et du Furan près du quartier du Marais où se concentrent les métallurgistes. Non loin de là a été créée la première ligne de chemin de fer de France qui reliera St Etienne à Andrézieux le long de la Loire pour l’exportation de la houille.

 

La Manufacture Royale d´Armes devient Manufacture Nationale d’Armes :

 

La manu en construction.

 

La Manufacture Royale d´Armes fut construite en 1864, sur une surface de 12 hectares près de la Place Carnot. Conçue dans l'esprit des architectures rationalistes du XVIIIième siècle, dans la lignée des Salines de N. Ledoux (Arc et Senan), c'est un "Palais" industriel et militaire, en briques rouges et pierres blanches importées (la pierre de Saint Etienne est un grès houiller fragile), une représentation prestigieuse de la puissance du second Empire.

 

A la même époque se construit dans le Massif du Pilat voisin, le barrage de Rochetaillée au Gouffre d’Enfer barrage voute longtemps modèle dans le monde entier.

La disposition idéale-typique des bâtiments (plan en H) a été recouverte par un paysage sans cesse changeant de constructions industrielles : cheminées, châteaux d´eau, installations de refroidissement, machines à vapeur. Elle a fermé définitivement ses portes en 2000.

La ville et son tramway étaient au contact direct de la « Manu » où travailla Bernard Lavilliers le chanteur stéphanois.

 

Les grilles de l'entrée ont été déplacées lors de la construction de la "platine".

 

Contre la Manu commence le quartier industriel avec ses toits d’usine reconnaissables (les sheds), ses cheminées et sa pollution. Entre les usines et les voies ferrées a été construite le stade G. Guichard (le Chaudron des verts).

 

 

S’il ne reste rien de la première ligne de chemin de fer française à part un pont à la sortie de la ville, la Manu du fait de la qualité de son architecture a traversé les siècles jusqu’à nos jours.

La Manu a fabriqué le fleuron de l’armée française le FAMAS (fusil d’assaut de la Manufacture d’Armes de St Etienne), le fameux « clairon.

 

 

Le groupe GIAT Industrie a délaissé les lieux en 2000 et St Etienne s’est retrouvé aux portes de sa ville avec une friche industrielle peu esthétique mais attachante. Elle représentait la mémoire ouvrière de cette ville, un patrimoine de plusieurs hectares

 

De 1864 à 2000, on fabriqua des armes sur ce site. Les fusils Chassepot firent la célébrité de St Etienne à la fin du XIX° siècle.

 

vue en direction de l'Est

 

Une architecture prestigieuse : la « Cité interdite » de St Etienne.

C’était une usine emblématique du territoire stéphanois, une sorte de manufacture modèle à l’architecture rigoureuse et classique qui marqua les années 1860/70 dans la région stéphanoise.

Les ateliers sont organisés en un double H placé de part et d’autres des machines à vapeur reliées en souterrain par un savant réseau de transmission par courroies et poulies. Côté ville on ne voyait pas grand chose des ateliers. Seule la grille en fer forgé siglée RF (République Française) Manufacture d’Armes, laissait deviner la fabrication. Un vaste bâtiment rectangulaire surmonté d’une horloge (le bâtiment de l’Horloge dans l’appellation actuelle).

D’ailleurs des murs abrupts, des jardins et des résidences du personnel de direction séparent la Manu du reste de la ville. C’était jusqu’à une date récente la « Cité interdite » de St Etienne.

 

Vue en direction du sud (11/2008)

 

La Cité du Design : Un pari sur l’avenir

Après un peu plus de trois ans de travaux, 16 000 m2 de l'ancienne Manufacture d'armes reprennent vie avec l'ouverture de la Cité du design.

 La Cité du Design ouverte au public renoue avec cette tradition industrielle et ce savoir faire stéphanois. Plus question de fabriquer des armes ou des « platines » pour les fusils d’assaut. En revanche réfléchir à la fonction esthétique d’un produit industriel constitue un nouvel enjeu pour demain.

St Etienne a accueilli depuis plusieurs année la biennale du Design, son Ecole des Beaux Arts s’est muée en Ecole Supérieure d’Art de Design. Elle occupe désormais les anciens ateliers perpendiculaires au Bâtiment de l’Horloge

 

 

Le quartier en rénovation.

 

Ce pôle industriel en cœur de ville  a commencé sa mutation avec au Sud des immeubles d’habitation, au nord des extensions de l’Université jean Monnet (Pôle optique vision).

L’équipe berlinoise de l’Agence Linn (Finn Geipel architecte) a proposé ce projet de Cité du Design autour d’une « platine allongée » dominée par la tour de l’Observatoire et accolée au Bâtiment de l’Horloge.

 

La platine depuis le jardin sud

 

Les polémiques ont éclaté au moment de l’arasement des quelques bâtiments (les deux bâtiments de la Cour d’Honeur et les maisons des cadres près des jardins). Mais aujourd’hui l’heure est à l’apaisement avec ce bâtiment qui ne laisse indifférent le visiteur.

Après un peu plus de trois ans de travaux, une partie du site de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Étienne reprend vie avec l'ouverture de la Cité du Design et l'installation de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (esadse) avec ses 350 élèves.

Les bâtiments industriels sont devenus des lieux d'enseignement supérieur, de recherche et d'expérimentation, de colloques et d'expositions.

La matière grise et l’innovation ont remplacé le métal et les armes. la Cité du design est ouverte à tous les publics. Elle vient d’être inaugurée le 1 octobre 2009.

 

La tour de l'Observatoire 31 m de haut.

 

L’Express évoque le succès de sa biennale, la ville, mal en point, a fait de cette activité son nouveau va-tout. La Cité qu'elle lui consacre allie audace esthétique et innovation.

« C'est un pari fou: comment une ville en déclin peut-elle avoir l'audace de miser sur le beau pour s'en sortir? C'est pourtant la stratégie de Saint-Etienne, qui inaugurait ce jeudi 1er octobre son ambitieuse Cité du design.

Un projet qui symbolise la mutation espérée de l'agglomération stéphanoise: hier, ville industrielle en crise; demain, métropole tertiaire ».

Vignal Marion

 

L'agora au coeur de la platine

 

Pour le journal Le Monde :

« L'attente est à la mesure du projet. Car ce site patrimonial est immense : trois bâtiments anciens et désormais rénovés, et deux autres construits pour l'occasion. 33 000 m2 en tout, 16 000 rien que pour la partie nouvelle. Presque un quartier dans la ville. D'autant que plusieurs autres bâtiments anciens restent en friche, beaux vestiges de l'industrie, rangés en ordre quasi palatial. Ils attendent que d'autres acteurs des nouvelles industries de la ville renaissante rejoignent ce vivier ».

Frédéric Edelmann © Le Monde

Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Vendredi 28 août 5 28 /08 /Août 08:42

Série documentaire à découvrir sur France 5 à partir du 29 août 2009

La guerre de l’eau sur France 5

 

Série documentaire en trois épisodes, La Guerre de l’eau propose d’appréhender les problématiques et paradoxes liés à l’eau. Sans concession, elle emmène le téléspectateur autour du monde à la découverte de cet univers.

 

    * Présentation de la série documentaire

    * Samedi 29 août 2009 à 13h20 : L’Âge de l’eau

 

Le barrage d'Assouan en Egypte

 

Présentation de la série documentaire

 

Un tour du monde des problématiques autour de l’eau. L’avenir de l’humanité dépend de cette richesse naturelle. L’homme a toujours cherché à contrôler l’eau en fonction de ses besoins, mais cette ressource demeure inégalement répartie. Les conflits à venir semblent inévitables. Cette série présente les différents enjeux de cette guerre de l’eau, les difficultés historiques rencontrées par de nombreux pays, les intérêts des uns aux dépens des autres et les solutions proposées pour vivre en symbiose avec l’environnement.

 

Depuis l’Égypte ancienne, les hommes ont toujours utilisé la puissance de l’eau pour bâtir des civilisations riches et prospères. Au XXe siècle, différents projets ont vu le jour visant à lutter contre la pénurie d’eau et mieux la répartir sur les territoires. C’est le but de la station de pompage du lac Nasser ou encore du projet russe pour restaurer la mer d’Aral. En Chine aussi, les ingénieurs créent deux puisées de rivières artificielles depuis le fleuve Yang Tsé pour alimenter notamment la capitale Pékin. Des ressources d’eau pure restent à découvrir sous le sol océanique mais les expériences menées en Islande pour exploiter ses richesses nous ouvrent les portes d’un monde plus sain et respectueux de l’environnement...

 

Johana Trossat de France 5 nous présente le premier volet diffusé sur France 5 samedi prochain...

 

Le Barrage de Grangent sur la Loire (crue 2009) Photo Diren.

 

Samedi 29 août 2009 à 13h20 : L’Âge de l’eau

 

Salvatrice ou dévastatrice, jaillissant du sol ou tombant du ciel, l’eau organise la géopolitique de la planète. De sa gestion dépend l’avenir de l’humanité. En cinquante-deux minutes, l’auteur met en évidence les ambitions de projets historiques, souligne l’inégale répartition d’un liquide qui dessine les territoires et conditionne la vie des hommes. Pour comprendre les enjeux d’une guerre de l’eau, cette série sans compromis présente le renouveau de grands projets hydrologiques visant à lutter contre la pénurie. Elle s’arrête d’abord sur la station de pompage du lac Nasser, en Egypte. Son objectif : irriguer de nouvelles villes et cultures implantées dans le désert, au risque de gaspiller l’or bleu. Puis en Russie, où l’on souhaite voir renaître la mer d’Aral. Ou encore en Chine, avec la création de trois fleuves artificiels destinés à alimenter Pékin. Un choix contesté dont dépend le développement de l’empire du Milieu.

 

Le barrage des Trois Gorges en Chine.

 

Des promesses irrésistibles

 

Si les plus importantes réserves d’eau douce sont contenues dans les glaces et glaciers, il est désormais acquis que les sous-sols regorgent d’eau. Un lac souterrain de 100 milliards de mètres cubes et d’une superficie égale à celle de l’Espagne, la France et l’Angleterre, situé sous le Brésil et l’Argentine, aiguise toutes les convoitises. A lui seul, il pourrait satisfaire les besoins de 6 milliards d’individus pendant deux cents ans. Enfin, expériences de dessalement en Amérique du Nord, explorations sous-marines et autres forages en Islande laissent espérer que le monde de demain débouchera sur un meilleur équilibre écologique où l’eau remplacera les énergies fossiles.

 

Les prochains épisodes

 

- Le 5 septembre : Incertitudes

- Le 12 septembre : Les Maîtres de l’eau

 

irrigation en Provence (Société du Canal de Provence Rousset 13)

 

Série documentaire inédite de Terje Tvedt et Anders Taylor Larsen - Durée 3 x 52’ - Production Panopticon - Année 2008

Par François Arnal
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Jeudi 23 avril 4 23 /04 /Avr 11:37
L’espace géographique

Retrouvez Jean Robert Pitte spécialiste de géographie culturelle sur le geoblog TV



 Il y est question de l’espace géographique.

Espace géographique : définition.
L’espace est une des dimensions de la société correspondant à l’ensemble des relations que la distance établit entre différentes réalités sociales. (Jacques Lévy). La distance est ce qui sépare deux lieux.

L’espace :
 Ensemble de lieux et de relations entre les lieux, définies par les interactions entre des acteurs sociaux localisés. Produit de l’organisation des sociétés et de la nature, agent du maintien et du développement des sociétés sur leur territoire.
 [Pumain/ Julien].


Si la mondialisation vous intéresse, écoutez le "podcast" de  l'émission Planete Terre (France Culture) sur la révolution du porte conteneur.


émission du mercredi 8 avril 2009
Les routes et les territoires des conteneurs avec comme Invité :

source Wikimedia

    Antoine Frémont.  Agrégé de géographie. Directeur de recherche à l'INRETS (Institut national de la recherche sur les transports et leur sécurité)

"La conteneurisation constitue aujourd'hui l'épine dorsale de la mondialisation. Elle permet de mettre les marchandises les plus diverses dans des conteneurs, boîtes métalliques aux dimensions standardisées, pendant toute la durée de leur transport maritime et terrestre, de la porte de l'industriel jusqu'à celle du client. Avec la conteneurisation, le transport maritime est intégré dans des chaînes de transport multimodales qui se déploient à l'échelle de la planète au service du commerce international.

L'exploitation d'une base de données sur les capacités hebdomadaires de transport conteneurisé permet à l'auteur de cet ouvrage de montrer que l'innovation par les réseaux maritimes est un élément clé de la compétitivité des plus grands armements mondiaux. Les armements de l'Asie orientale ont pris appui sur la très forte croissance économique de cette région pour dominer depuis les années 1980 la scène maritime internationale. Mis leur hégémonie est aujourd'hui contestée par les armements européens qui s'affirment comme des armements transporteurs au service de l'ensemble des flux du commerce international".

Le monde en boîtes, conteneurisation et mondialisation
INRETS - Mars 2007
A Frémont

Par François Arnal - Publié dans : hgeofm - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 7 avril 2 07 /04 /Avr 09:42

Gran Torino est un film sur l'Amérique des années 2000.


A Détroit les usines qui fabriquaient la Gran Torino cett automobile mythique de Starsky et Hutch sont en crise. La société elle aussi traverse la crise. Les banlieues pavillonnaires sont désertées par les classes moyennes blanches et remplacées par les minorités ethniques. Dans ce film ce ne sont pas les noirs et les hispaniques mais les asiatiques et plus particulièrement les Hmongs qui nous sont présentés.

Les Hmong sont un peuple d'Asie, originaire des régions montagneuses du sud de la Chine au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés les Miao ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination « montagnards ».  Associés aux militaires français lors de la guerre d'Indochine puis aux étatsuniens lors de la guerre du Vietnam, ils ont du fuir leurs montagnes et se sont réfugiés aux Etats Unis où on les retrouve dans le film de Clint Eastwood.
© Warner Bros. France

On estime cette communauté à environ 60 000 personnes. L'immigration Hmong aux États-Unis date des années 1970-1980. Après avoir d'abord trouvé refuge en Californie, notamment à Fresno, les Hmong se sont déplacés vers le Minnesota et d'autres régions du Middle-West, principalement pour des raisons économiques. Embauchés dans l'industrie autombile puis créant leurs propres entreprises dans les services, c'est une partie de la communauté en mal d'intégration qui est présentée dans le film à travers la question des gangs de quartiers tentant de recruter Thao le jeune voisin de Walt Kowalski (Clint Eastwood).


Retrouvez toutes les photos et les bandes annonces ci dessous.



"Gran Torino fonctionne à plein, un film souvent drôle et parfois très touchant, un mélange des genres casse gueule entre thriller vengeur et ode à l’acceptation de l’autre, en l’occurrence, un jeune asiatique que le vieil homme va finir par prendre sous son aile, se réinventant une nouvelle (vraie) famille".


© Warner Bros. France
Kowalski est un vétéran de la Guerre de Corée, les asiatiques il les connaît et leur attribue des noms racistes et les méprise. De la guerre il a conservé son fusil M1. Il a perdu sa femme catholique pratiquante et tue le temps en buvant de la bière à flot sortie de sa glacière à ses pieds. Devant lui la pelouse est encore entretenue mais ses voisins sont partis laissant le quartier aux population Hmongs. Les maisons se dégradent, les façades de bois ne sont plus repeintes et les nains de jardin disparaissent. Il est le dernier à planter la bannière étoilée au fronton de sa maison.

Le site des Cafés géographiques analyse le film sous l'angle de l'opposition entre le devant et le derrière de la maison.

« Si le bonheur est de cultiver son jardin, Eastwood, lui , y va à grands coups de bêche dans le front yard garden de l'inconscient collectif américain. Le jardin et la maison sont le point nodal de Gran Torino. On peut y voir un cheminement quasi magnétique : Eastwood acteur puis réalisateur n'a, en effet, pas son pareil pour se confronter cinématographiquement aux grands mythes américains. La crise économique et l'âge venant, il continue d'épouser, de frotter et de gratter l'identité américaine et ses fondations spatiales. Quittant les routes, après deux quasi road movies (Un monde parfait et La route de Madison) où il explorait l'imaginaire asphalté de l'Amérique rurale profonde, bifurquant des rues de ces deux derniers films plus urbains, banlieusards (Mystic river et Million Dollar Baby), Eastwood, semble ici garer voiture et caméra. Comme par effet de zoom se recentrer encore, sur la cellule de vie élémentaire de la société américaine : la maison. Cet ensemble maison/jardins/car alley, receptacle du vertige des grands espaces américains une fois la conquête de l'ouest achevée, Gran Torino y puise son énergie, celle des grands films ».

« La maison et surtout les jardins sont donc métaphores de l'Amérique. L'Amérique d'Eastwood célèbre, il faut le reconnaître, les « bons » migrants, ceux qui savent rester fidèles aux traditions tout en admirant l'Amérique, ceux qui travaillent de leurs mains, à l'image des bâtisseurs du pays et à l'opposé des « mauvais » migrants, ceux des gangs. Mais Eastwood ne tombe jamais complètement dans le manichéisme et Gran Torino critique également frontalement l'hypocrisie de l'Amérique blanche qui s'est perdue quelque part dans les villas exurbaines et les resorts pour personnes agées ».

D'après Bertrand Pleven
Les Cafés Géographiques


Vous pouvez retrouver les lieux de tournage sur Google Earth

Nous sommes loin des banlieues de Wisteria Lane, nous sommes dans la Rust Belt et non dans la Sun Belt. La scène dans laquelle une bande de jeunes afro américains provoque la jeune Sue, la sœur aînée de Thao montre ce paysage délaissé avec de grands vides, des carrefours surdimensionnés dans un pays qui consomme son espace et ses ressources.

Gran Torino est un film américain de Clint Eastwood, sorti en 2008.

Par François Arnal - Publié dans : hgeofm - Communauté : Histoire Géographie
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Lundi 22 décembre 1 22 /12 /Déc 16:41
Les crassiers de Michon dans les années 50. Vue prise en direction du sud et du massif du Pilat.


La ville de Saint Etienne dans la Loire a été marquée par l’empreinte de la Révolution industrielle.


Grâce à la présence de houille dans son sous sol, cette ville au coeur du Massif Central a connu une croissance industrielle remarquable au XIX° siècle passant de 3700 habitants au XVI° siècle, à 56 000 habitants en 1850 et 220 000 en 1980.

  La ville depuis le haut des crassiers encore fumants (2008)

Il ne reste plus de charbon exploitable dans le sous sol stéphanois mais le paysage urbain garde la trace de cet héritage.

Le quartier du Clapier et le Puits Couriot (2008)

Les milliers de tonnes extraites de ses puits ont été expédiées dans toute la France par la voie ferrée (la première de France entre St Etienne et Andrézieux) ou la voie d’eau (vallée du Gier et du Rhône).


Les déchets des mines étaient empilés dans des terrils appelés à St Etienne des crassiers.
Encore fumants aujourd’hui de leur combustion interne ils constituent un point d’appel visuel pour le paysage urbain.



Après avoir été de couleur noire ou rouge (schistes houillers, pierres rejetées par les « clapeuses ») les crassiers ont été gagnés par la végétation progressivement. Les bouleaux et les acacias ont été plantés pour tenir ces déblais instables et créer un sol sur cette nature ingrate.


 Le plus haut culmine à 670 m d’altitude, son dépôt et sa construction ont débuté en 1930. Le second crassier plus bas en altitude débute en 1947 et est achevé en 1958 ce qui est très rapide.

Dessin du Musée de la Mine de St Etienne.

Les crassiers sont formés par l’accumulation des « stériles » récupérés après triage et lavage du charbon extrait dans les puits.
Avant le années 30, les déchets stériles étaient utilisés comme remblais pour les routes ou terre pleins industriels constituant de vastes plate formes dans une vallée où les espaces plans industriels manquaient parfois.


La forme en pyramide pointue des crassiers s’explique par la technique de dépôt des déchets. Des bennes mécaniques appelées « skips » conduisaient les déchets vers le sommet le long de rails comme un téléphérique avec une voie montant et l’autre descendante.


Les débris les plus grossiers dévalaient les 90 m de hauteur des crassiers. Les deux crassiers de Michon (nom du quartier) sont emblématiques du paysage stéphanois.

Les crassiers vus depuis Côte Chaude, dans les années 50. photo Musée de la Mine de St Etienne.

On a envisagé à une époque de les démanteler car ils constituaient une image négative pour la ville mais ces représentations se sont modifiées avec le temps et ils font désormais partie du paysage et du patrimoine industriel.
Les crassiers vus depuis Côte Chaude, un quartier ouvrier périphérique (12/2008)

 Ils sont la fierté des « gagas » (nom donné au parlé stéphanois et à ses habitants à l’accent su particulier. Ils témoignent de l’intensité du travail réalisé autour d’un site comme Couriot.
Par François Arnal - Publié dans : Géo Première - Communauté : Histoire Géographie
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Lundi 24 novembre 1 24 /11 /Nov 23:02


Géographie Première


Saint Etienne traîne comme un boulet cette image de ville noire, elle a tenté dans le registre sportif de véhiculer l'image de la ville verte grâce à son football (Allez les Verts...) et non grâce à son écologie car elle héritait de sites pollués.


La gloire de St Etienne fut bâtie sur le charbon, l'acier, le textile (rubanerie) et les armes et cycles.



Un secteur de St Etienne concentrait ces activités de la mécanique, de la métallurgie ou de l'armement : le quartier du Marais et de la Manufacture. 



La Manufacture d'Armes de St Etienne qui fabriquait le FAMAS, et non Manufrance qui fabriquait du fusil de chasse et des bicyclettes est aujourd'hui au coeur de l'actualité de la création et du Design.


Aujourd'hui la MAS a fermé et son site a été restructuré.


Du 15 au 30 novembre 2008, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne fēte ses dix ans d'existence !



Le succès de cet événement est à l'origine de la création de la Cité du Design et de la décision de tout un territoire de se développer par la création et l'invention.


Saint Etienne est en crise et Saint Etienne relève le défi de la culture. Saint Etienne dispose d'une tradition industrielle et artistique, d'un héritage et d'un savoir faire qu'elle souhaite mettre en valeur et faire partager.


La Biennale Internationale Design 2008 Saint-Étienne ouvre ses portes au grand public dès le samedi 15 novembre 2008 pour une période de 15 jours (allongeant ainsi sa durée de 5 jours par rapport à 2006), pour offrir trois week-ends complets aux visiteurs.

  Elle organisera des événements dédiés aux professionnels du 17 au 19 novembre inclus à travers des visites, des rencontres et des conférences spécifiques sur les différents champs du design. la seconde semaine (24 au 28 novembre) sera tournée vers les publics scolaires, dont la présence est toujours croissante  (10 000 en 2006).


Grâce à cet événement et à ces aménagements c'est tout un quartier industriel toute une friche qui retrouve un nouvel élan. Comme à Bilbao, à Glasgow ou ailleurs dans la Ruhr, les sites industriels deviennent de sites culturels ou universitaires, de pôles de compétence technologique (pôle optique vision par exemple).

 


La matière grise a remplacé la matière première épuisée (le charbon ou le fer). Ici le Zénith de Norman Forster occupe une ancienne friche industirelle métallurgique.


L'acier est toujours là mais il sert au montage d'une tour observatoire.

Les bâtiments industriels sont toujours là mais ils accueillent les designers  et la création internationale.

Par François Arnal - Publié dans : Géo Première - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 14 octobre 2 14 /10 /Oct 14:42
Géographie seconde : Les montagnes entre tradition et modernité



Le paysage de Vals dans les Grisons une montagne entre tradition et modernité.

La géographie se propose de comprendre la relation que noue une société avec son territoire.
Intéressons nous aujourd'hui aux paysages de montagne.



Le paysage constitue notre cadre de vie et bien souvent reflète nos activités et influence notre humeur.
Il traduit notre relation à la nature et à la vie.

Pour cette escale dans la vallée de Vals, nous allons nous pencher sur un paysage montagnard de cette vallée des Grisons au Sud Est de la Suisse.
Si vous ne connaissez pas les thermes de Vals allez faire un tour sur ahah,


vous y découvrirez un bâtiment extraordinaire construit par Peter Zumthor (architecte suisse )  en 1993 qui vous fera réfléchir sur la qualité architecturale ou paysagère d'un bâtiment.

Ici l'on parle le dialecte suisse allemand de Vals. Les Valsers sont des Haut-Valaisans qui, il y a environ 700 ans, peuplèrent les vallées les plus élevées des Grisons.

Ce versant est en effet cultivé et soigné en permanence, non pas par des labours mais des prairies de fauche. Les agriculteurs font plusieurs récoltes de foin par an afin de remplir leur grange et passer l'hiver sous la neige. La forêt a été défrichée, les rochers ont été déplacés ou soigneusement contournés par les routes ou les constructions. Ici tout n'est qu'artifice  la nature a été modelée par le travail humain.

source Google Earth 2008

En montagne les paysages s'expliquent par plusieurs paramètres comme l'altitude, la pente ou l'exposition (un versant au soleil : l'adret et un versant à l'ombre : l'ubac.)
L'opposition se fait ici plutôt entre le haut et le bas. Le bas est habité en permanence et le haut est occupé ponctuellement en été. Le contraste est net entre le bas et ses chalets d'habitation et le haut et ses chalets d'alpage. Pour tenir comptes difficultés du terrain et de l'éloignement des sites d'habitation entre l'été et l'hiver des chalets granges sont aménagées tout au long du versant et servent de réserves à foin ou parfois au niveau inférieur d'abri pour le bétail. Aujourd'hui le foin est redescendu dans la vallée dans de grandes granges modernes la mécanisation a permis de changer de mode vie.

Une usine en pleine montagne : l'embouteillage de l'eau minérale Walser.


A y regarder de plus près cependant l'économie de cette vallée s'est diversifiée, outre l'activité thermale signalée dans les notes précédentes, existent aussi une usine d'embouteillage de l'eau Walser, et des remontées mécaniques.
Bien sûr nous sommes là aussi loin du modèle de station à la française comme les géographes français le qualifient, nous sommes bien dans le modèle germanique décrit par Rémy Knafou.


Le paysage est une valeur marchande exploitée par les publicitaires : ici une campagne d'affichage pour l'eau minérale produite dans la vallée. source : www walser.ch

Rémy Knafou, géographe propose, une analyse des transformations des Alpes. Il met en évidence une interrelation constante entre perception et gestion du milieu, hier comme aujourd'hui.
"C'est le XVIIIe siècle qui "invente" les Alpes. Les premiers aménagements de loisirs sont intimement liés aux représentations positives qu'en donnent des générations de peintres et d'écrivains, suivis par les premiers "touristes". Durant le siècle suivant, l'ouverture à l'industrie et au tourisme de masse impose une nouvelle image des Alpes.
Aujourd'hui, face aux problèmes qui concernent l'ensemble de la chaîne (pollution croissante des vallées, surcharge touristique, zones en déclin, extension des voies rapides et des zones construites, etc.), les Alpins s'organisent ; certains s'attachent à développer une agriculture "labellisée", les régions coopèrent ignorant les frontières, les différents États ont signé avec l'UE une convention sur la protection d'un patrimoine considéré comme vital pour l'Europe.
Assistons-nous à la construction d'une identité alpine ?"
.
R Knafou.


Le complexe thermal de Vals réalisé en deux temps (années 60 et années 90 pour le bâtiment central à demi enterré).

Le chalet au premier plan est un chalet traditionnel au coeur d'une prairie fauchée plusieurs fois dans l'année pour le fourrage du bétail. Agriculture, tourisme, thermalisme et industrie (embuteillage des eaux) cohabitent en un même lieu à 1200mètres d'altitude dans une vallée isolée en amont du Rhin. La rivière s'appele le Rhin de Vals elle présente un aléa inondation important qui a nécessité des travaux depuis des siècles.

A Vals nous sommes dans un modèle d'aménagement de la montagne différent du modèle français (Savoie par exemple)
Dans le modèle germanique, le paysan a très tôt diversifié l'activité touristique, il a construit ses propres hôtels ou chalets à louer. L'agriculture est toujours vivante subventionnée par l'Etat helvétique conscient que la montagne fait partie de son identité nationale. Les outils sont adaptés (tracteurs travaillant dans les fortes pentes, système de conduite pour le lait  (lactoduc ?) entre les chalets d'alpage et la vallée.
Les photos sont prises sur ce versant des cabanes d'alpages à un niveau intermédiaire entre le village (1200m)  et les chalets d'alpage en altitude (vers 2000m).
Le lait de montagne frais est vendu dans la laiterie du village ; le lait restant est transformé en crème, en beurre, en yaourt et en fromage.


Mais l'agriculture reste l'activité noble dans un système social original où le fait d'être agriculteur confère une position sociale éminente.. Le paysan est en quelque sorte un jardinier du paysage et ce paysage attire d'ailleurs le touriste...
Il y a actuellement quatorze alpages sur 100 km2 d'alpages. Mais les deux tiers du bétail en estive vient de plus bas dans les vallées voisines.Jusqu'au début du XX° siécle la population de la vallée dépend exclusivement de l'agriculture.
L'industrie est présente avec les deux activités de l'exploitation des eaux minérales et la production des pierres issues des carrières. La pierre de Vals est réputée et constitue l'autre activité industrielle de la vallée.

Le centre du village, situé à 1 252 mètres d'altitude, s'appelle Vals-Platz.

Le paysage ne porte pas l'empreinte trop forte du tourisme. Mais cela ne signifie pas que cette activité est délaissée bien au contraire. Ici le tourisme d'hiver ou d'été, sportif ou thermal s'intègre à toute l'économie locale. La commune reste maître de ses décisions d'aménagement. Les montagnards sont restés acteurs de leur destinée et l'architecture ou le paysage dans son ensemble le leur rend bien témoignant ainsi des différentes époques et des différents usages de la montagne entre « tradition et modernité ».


Le tourisme d'hiver se développe sur un versant exposé au nord (la neige ne fond pas facilement).
La vie économique de la commune est essentiellement tournée vers le tourisme. Les deux tiers du revenu communal provient de manière directe ou indirecte de cette branche économique.



Signe de la modernité géographique, la commune possède son SIG (système d'information géographique) dans lequel nous pouvons découvrir le parcellaire trame foncière du paysage clé de l'explication des différences visuelles (telle propriété est fauchée telle autre ne l'est pas). allez voir comment se superposent les trames foncières (propriété du sol) et les trames paysagères (visibles sur une photo aérienne à la même échelle).





Sur le territoire de la commune de Vals, on trouve toute une série de fermes typiques des Valsers qui furent jadis habitées pendant toute l'année. Aujourd'hui, la plupart d'entre elles sont encore utilisées comme cabanes d'alpage. À part Vals-Platz, seuls Camp, Leis et Valé sont habités à l'année. Les maisons et les étables sont recouvertes de dalles, comme il est mentionné dans la loi sur les constructions depuis 50 ans. Or, malgré le fait qu'au cours des dernières années beaucoup de nouveaux bâtiments furent construits, des parties entières du village présentent toujours un caractère authentique.
En 2000, Vals comptait selon les statistiques 885 habitants. Ce nombre est cependant trop bas du fait que les saisonniers ne sont pas inclus. En réalité, Vals compte environ 1 000 habitants. La population active travaille à 23 % dans l'agriculture et la foresterie, à 29 % dans l'industrie et le commerce et à 48 % dans le secteur des services. Cette sectorisation est légèrement falsifiée puisque les paysans exerçant l'agriculture comme activité accessoire sont comptés à part entière.

Source : site officiel de la commune de Vals.

au premier plan la digue artificielle renforcée en Août 2008 pour limiter les crues du torrent.


Pour en savoir plus et pousser plus loin l'analyse géographique allez sur geofac : le blog géographique destiné aux étudiants du supérieur.
Vous y trouverez des compléments et des liens plus précis.


Si  la recherche dans le champ du tourisme vous intéresse, retrouvez Rémy Knafou et son équipe de chercheurs sur le site de l'Adrets (ça ne vous rappelle rien ce terme géographique ?)
Association pour le Développement de la Recherche et des Etudes sur les TourismeS.
Toute l'actualité et les problématiques de la géographie du tourisme sont abordées : des paysages commentés, des lieux décryptés, des concepts clairement définis et une position épistémologique affirmée.

Bonne visite.
Par François Arnal - Publié dans : géographie seconde - Communauté : Histoire Géographie
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