Rémunération de l'auteur

Festival de Géo

Spécial FIG
 Festival International de Géographie
 Saint-Dié-des-Vosges 29/09/05 au 2/10/05

Le monde en réseaux : lieux visibles, liens invisibles
Principaux liens sur ce blog.
réseaux de transport.
____________________
  1. Créer un blog en histoire géographie ?
  2. Apprendre à utiliser les TICE. : un blog : c'est quoi au juste ?
  3. Le monde en réseaux : présentation du FIG
  4. Lyon et le projet Lyon Confluence :
  5. Le vocabulaire de la géographie urbaine : glossaire
  6. Album photo : paysages lyonnais autour de Perrache.
  7. Album photo vues aériennes
  8. La gare de Lyon Perrache.
  9. Le tunnel de Fourvière.
  10. La gare de Lyon Part-Dieu.
  11. La confluence Rhône Saône.
  12. Des outils sur Internet.
  13. Les cartes de l'agence d'urbanisme de Lyon.
  14. Module : réseau de transport urbain
  15. L'accès à l'information géographique sur Internet.
  16. en direct du FIG
  17. en direct du FIG 2

Wikimapia

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Bienvenue...

Ce blog est destiné aux élèves ou aux enseignants de lycée. C'est avant tout un espace de travail et d'échanges. Mon objectif est de vous faire partager des informations et des connaissances sur une discipline et un enseignement qui me passionnent.
En juin 2007, je quitte à regret ce lycée innovant et une équipe histoire-géographie dynamique, je suis muté en classe préparatoire (Lettres supérieures) à la rentrée 2007 au lycée C. Fauriel de Saint-Etienne. Ce blog continuera à vivre au ralenti, je vous ferai partager des informations essentiellement en géographie qui sera désormais ma préoccupation principale. Le blog élève continue grâce à Gilles Sabatier qui garde la maison...
Jeudi 23 avril 2009
L’espace géographique

Retrouvez Jean Robert Pitte spécialiste de géographie culturelle sur le geoblog TV



 Il y est question de l’espace géographique.

Espace géographique : définition.
L’espace est une des dimensions de la société correspondant à l’ensemble des relations que la distance établit entre différentes réalités sociales. (Jacques Lévy). La distance est ce qui sépare deux lieux.

L’espace :
 Ensemble de lieux et de relations entre les lieux, définies par les interactions entre des acteurs sociaux localisés. Produit de l’organisation des sociétés et de la nature, agent du maintien et du développement des sociétés sur leur territoire.
 [Pumain/ Julien].


Si la mondialisation vous intéresse, écoutez le "podcast" de  l'émission Planete Terre (France Culture) sur la révolution du porte conteneur.


émission du mercredi 8 avril 2009
Les routes et les territoires des conteneurs avec comme Invité :

source Wikimedia

    Antoine Frémont.  Agrégé de géographie. Directeur de recherche à l'INRETS (Institut national de la recherche sur les transports et leur sécurité)

"La conteneurisation constitue aujourd'hui l'épine dorsale de la mondialisation. Elle permet de mettre les marchandises les plus diverses dans des conteneurs, boîtes métalliques aux dimensions standardisées, pendant toute la durée de leur transport maritime et terrestre, de la porte de l'industriel jusqu'à celle du client. Avec la conteneurisation, le transport maritime est intégré dans des chaînes de transport multimodales qui se déploient à l'échelle de la planète au service du commerce international.

L'exploitation d'une base de données sur les capacités hebdomadaires de transport conteneurisé permet à l'auteur de cet ouvrage de montrer que l'innovation par les réseaux maritimes est un élément clé de la compétitivité des plus grands armements mondiaux. Les armements de l'Asie orientale ont pris appui sur la très forte croissance économique de cette région pour dominer depuis les années 1980 la scène maritime internationale. Mis leur hégémonie est aujourd'hui contestée par les armements européens qui s'affirment comme des armements transporteurs au service de l'ensemble des flux du commerce international".

Le monde en boîtes, conteneurisation et mondialisation
INRETS - Mars 2007
A Frémont

Par François Arnal - Publié dans : hgeofm - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 7 avril 2009

Gran Torino est un film sur l'Amérique des années 2000.


A Détroit les usines qui fabriquaient la Gran Torino cett automobile mythique de Starsky et Hutch sont en crise. La société elle aussi traverse la crise. Les banlieues pavillonnaires sont désertées par les classes moyennes blanches et remplacées par les minorités ethniques. Dans ce film ce ne sont pas les noirs et les hispaniques mais les asiatiques et plus particulièrement les Hmongs qui nous sont présentés.

Les Hmong sont un peuple d'Asie, originaire des régions montagneuses du sud de la Chine au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés les Miao ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination « montagnards ».  Associés aux militaires français lors de la guerre d'Indochine puis aux étatsuniens lors de la guerre du Vietnam, ils ont du fuir leurs montagnes et se sont réfugiés aux Etats Unis où on les retrouve dans le film de Clint Eastwood.
© Warner Bros. France

On estime cette communauté à environ 60 000 personnes. L'immigration Hmong aux États-Unis date des années 1970-1980. Après avoir d'abord trouvé refuge en Californie, notamment à Fresno, les Hmong se sont déplacés vers le Minnesota et d'autres régions du Middle-West, principalement pour des raisons économiques. Embauchés dans l'industrie autombile puis créant leurs propres entreprises dans les services, c'est une partie de la communauté en mal d'intégration qui est présentée dans le film à travers la question des gangs de quartiers tentant de recruter Thao le jeune voisin de Walt Kowalski (Clint Eastwood).


Retrouvez toutes les photos et les bandes annonces ci dessous.



"Gran Torino fonctionne à plein, un film souvent drôle et parfois très touchant, un mélange des genres casse gueule entre thriller vengeur et ode à l’acceptation de l’autre, en l’occurrence, un jeune asiatique que le vieil homme va finir par prendre sous son aile, se réinventant une nouvelle (vraie) famille".


© Warner Bros. France
Kowalski est un vétéran de la Guerre de Corée, les asiatiques il les connaît et leur attribue des noms racistes et les méprise. De la guerre il a conservé son fusil M1. Il a perdu sa femme catholique pratiquante et tue le temps en buvant de la bière à flot sortie de sa glacière à ses pieds. Devant lui la pelouse est encore entretenue mais ses voisins sont partis laissant le quartier aux population Hmongs. Les maisons se dégradent, les façades de bois ne sont plus repeintes et les nains de jardin disparaissent. Il est le dernier à planter la bannière étoilée au fronton de sa maison.

Le site des Cafés géographiques analyse le film sous l'angle de l'opposition entre le devant et le derrière de la maison.

« Si le bonheur est de cultiver son jardin, Eastwood, lui , y va à grands coups de bêche dans le front yard garden de l'inconscient collectif américain. Le jardin et la maison sont le point nodal de Gran Torino. On peut y voir un cheminement quasi magnétique : Eastwood acteur puis réalisateur n'a, en effet, pas son pareil pour se confronter cinématographiquement aux grands mythes américains. La crise économique et l'âge venant, il continue d'épouser, de frotter et de gratter l'identité américaine et ses fondations spatiales. Quittant les routes, après deux quasi road movies (Un monde parfait et La route de Madison) où il explorait l'imaginaire asphalté de l'Amérique rurale profonde, bifurquant des rues de ces deux derniers films plus urbains, banlieusards (Mystic river et Million Dollar Baby), Eastwood, semble ici garer voiture et caméra. Comme par effet de zoom se recentrer encore, sur la cellule de vie élémentaire de la société américaine : la maison. Cet ensemble maison/jardins/car alley, receptacle du vertige des grands espaces américains une fois la conquête de l'ouest achevée, Gran Torino y puise son énergie, celle des grands films ».

« La maison et surtout les jardins sont donc métaphores de l'Amérique. L'Amérique d'Eastwood célèbre, il faut le reconnaître, les « bons » migrants, ceux qui savent rester fidèles aux traditions tout en admirant l'Amérique, ceux qui travaillent de leurs mains, à l'image des bâtisseurs du pays et à l'opposé des « mauvais » migrants, ceux des gangs. Mais Eastwood ne tombe jamais complètement dans le manichéisme et Gran Torino critique également frontalement l'hypocrisie de l'Amérique blanche qui s'est perdue quelque part dans les villas exurbaines et les resorts pour personnes agées ».

D'après Bertrand Pleven
Les Cafés Géographiques


Vous pouvez retrouver les lieux de tournage sur Google Earth

Nous sommes loin des banlieues de Wisteria Lane, nous sommes dans la Rust Belt et non dans la Sun Belt. La scène dans laquelle une bande de jeunes afro américains provoque la jeune Sue, la sœur aînée de Thao montre ce paysage délaissé avec de grands vides, des carrefours surdimensionnés dans un pays qui consomme son espace et ses ressources.

Gran Torino est un film américain de Clint Eastwood, sorti en 2008.

Par François Arnal - Publié dans : hgeofm - Communauté : Histoire Géographie
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Lundi 22 décembre 2008
Les crassiers de Michon dans les années 50. Vue prise en direction du sud et du massif du Pilat.


La ville de Saint Etienne dans la Loire a été marquée par l’empreinte de la Révolution industrielle.


Grâce à la présence de houille dans son sous sol, cette ville au coeur du Massif Central a connu une croissance industrielle remarquable au XIX° siècle passant de 3700 habitants au XVI° siècle, à 56 000 habitants en 1850 et 220 000 en 1980.

  La ville depuis le haut des crassiers encore fumants (2008)

Il ne reste plus de charbon exploitable dans le sous sol stéphanois mais le paysage urbain garde la trace de cet héritage.

Le quartier du Clapier et le Puits Couriot (2008)

Les milliers de tonnes extraites de ses puits ont été expédiées dans toute la France par la voie ferrée (la première de France entre St Etienne et Andrézieux) ou la voie d’eau (vallée du Gier et du Rhône).


Les déchets des mines étaient empilés dans des terrils appelés à St Etienne des crassiers.
Encore fumants aujourd’hui de leur combustion interne ils constituent un point d’appel visuel pour le paysage urbain.



Après avoir été de couleur noire ou rouge (schistes houillers, pierres rejetées par les « clapeuses ») les crassiers ont été gagnés par la végétation progressivement. Les bouleaux et les acacias ont été plantés pour tenir ces déblais instables et créer un sol sur cette nature ingrate.


 Le plus haut culmine à 670 m d’altitude, son dépôt et sa construction ont débuté en 1930. Le second crassier plus bas en altitude débute en 1947 et est achevé en 1958 ce qui est très rapide.

Dessin du Musée de la Mine de St Etienne.

Les crassiers sont formés par l’accumulation des « stériles » récupérés après triage et lavage du charbon extrait dans les puits.
Avant le années 30, les déchets stériles étaient utilisés comme remblais pour les routes ou terre pleins industriels constituant de vastes plate formes dans une vallée où les espaces plans industriels manquaient parfois.


La forme en pyramide pointue des crassiers s’explique par la technique de dépôt des déchets. Des bennes mécaniques appelées « skips » conduisaient les déchets vers le sommet le long de rails comme un téléphérique avec une voie montant et l’autre descendante.


Les débris les plus grossiers dévalaient les 90 m de hauteur des crassiers. Les deux crassiers de Michon (nom du quartier) sont emblématiques du paysage stéphanois.

Les crassiers vus depuis Côte Chaude, dans les années 50. photo Musée de la Mine de St Etienne.

On a envisagé à une époque de les démanteler car ils constituaient une image négative pour la ville mais ces représentations se sont modifiées avec le temps et ils font désormais partie du paysage et du patrimoine industriel.
Les crassiers vus depuis Côte Chaude, un quartier ouvrier périphérique (12/2008)

 Ils sont la fierté des « gagas » (nom donné au parlé stéphanois et à ses habitants à l’accent su particulier. Ils témoignent de l’intensité du travail réalisé autour d’un site comme Couriot.
Par François Arnal - Publié dans : Géo Première - Communauté : Histoire Géographie
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Lundi 24 novembre 2008


Géographie Première


Saint Etienne traîne comme un boulet cette image de ville noire, elle a tenté dans le registre sportif de véhiculer l'image de la ville verte grâce à son football (Allez les Verts...) et non grâce à son écologie car elle héritait de sites pollués.


La gloire de St Etienne fut bâtie sur le charbon, l'acier, le textile (rubanerie) et les armes et cycles.



Un secteur de St Etienne concentrait ces activités de la mécanique, de la métallurgie ou de l'armement : le quartier du Marais et de la Manufacture. 



La Manufacture d'Armes de St Etienne qui fabriquait le FAMAS, et non Manufrance qui fabriquait du fusil de chasse et des bicyclettes est aujourd'hui au coeur de l'actualité de la création et du Design.


Aujourd'hui la MAS a fermé et son site a été restructuré.


Du 15 au 30 novembre 2008, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne fēte ses dix ans d'existence !



Le succès de cet événement est à l'origine de la création de la Cité du Design et de la décision de tout un territoire de se développer par la création et l'invention.


Saint Etienne est en crise et Saint Etienne relève le défi de la culture. Saint Etienne dispose d'une tradition industrielle et artistique, d'un héritage et d'un savoir faire qu'elle souhaite mettre en valeur et faire partager.


La Biennale Internationale Design 2008 Saint-Étienne ouvre ses portes au grand public dès le samedi 15 novembre 2008 pour une période de 15 jours (allongeant ainsi sa durée de 5 jours par rapport à 2006), pour offrir trois week-ends complets aux visiteurs.

  Elle organisera des événements dédiés aux professionnels du 17 au 19 novembre inclus à travers des visites, des rencontres et des conférences spécifiques sur les différents champs du design. la seconde semaine (24 au 28 novembre) sera tournée vers les publics scolaires, dont la présence est toujours croissante  (10 000 en 2006).


Grâce à cet événement et à ces aménagements c'est tout un quartier industriel toute une friche qui retrouve un nouvel élan. Comme à Bilbao, à Glasgow ou ailleurs dans la Ruhr, les sites industriels deviennent de sites culturels ou universitaires, de pôles de compétence technologique (pôle optique vision par exemple).

 


La matière grise a remplacé la matière première épuisée (le charbon ou le fer). Ici le Zénith de Norman Forster occupe une ancienne friche industirelle métallurgique.


L'acier est toujours là mais il sert au montage d'une tour observatoire.

Les bâtiments industriels sont toujours là mais ils accueillent les designers  et la création internationale.

Par François Arnal - Publié dans : Géo Première - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 14 octobre 2008
Géographie seconde : Les montagnes entre tradition et modernité



Le paysage de Vals dans les Grisons une montagne entre tradition et modernité.

La géographie se propose de comprendre la relation que noue une société avec son territoire.
Intéressons nous aujourd'hui aux paysages de montagne.



Le paysage constitue notre cadre de vie et bien souvent reflète nos activités et influence notre humeur.
Il traduit notre relation à la nature et à la vie.

Pour cette escale dans la vallée de Vals, nous allons nous pencher sur un paysage montagnard de cette vallée des Grisons au Sud Est de la Suisse.
Si vous ne connaissez pas les thermes de Vals allez faire un tour sur ahah,


vous y découvrirez un bâtiment extraordinaire construit par Peter Zumthor (architecte suisse )  en 1993 qui vous fera réfléchir sur la qualité architecturale ou paysagère d'un bâtiment.

Ici l'on parle le dialecte suisse allemand de Vals. Les Valsers sont des Haut-Valaisans qui, il y a environ 700 ans, peuplèrent les vallées les plus élevées des Grisons.

Ce versant est en effet cultivé et soigné en permanence, non pas par des labours mais des prairies de fauche. Les agriculteurs font plusieurs récoltes de foin par an afin de remplir leur grange et passer l'hiver sous la neige. La forêt a été défrichée, les rochers ont été déplacés ou soigneusement contournés par les routes ou les constructions. Ici tout n'est qu'artifice  la nature a été modelée par le travail humain.

source Google Earth 2008

En montagne les paysages s'expliquent par plusieurs paramètres comme l'altitude, la pente ou l'exposition (un versant au soleil : l'adret et un versant à l'ombre : l'ubac.)
L'opposition se fait ici plutôt entre le haut et le bas. Le bas est habité en permanence et le haut est occupé ponctuellement en été. Le contraste est net entre le bas et ses chalets d'habitation et le haut et ses chalets d'alpage. Pour tenir comptes difficultés du terrain et de l'éloignement des sites d'habitation entre l'été et l'hiver des chalets granges sont aménagées tout au long du versant et servent de réserves à foin ou parfois au niveau inférieur d'abri pour le bétail. Aujourd'hui le foin est redescendu dans la vallée dans de grandes granges modernes la mécanisation a permis de changer de mode vie.

Une usine en pleine montagne : l'embouteillage de l'eau minérale Walser.


A y regarder de plus près cependant l'économie de cette vallée s'est diversifiée, outre l'activité thermale signalée dans les notes précédentes, existent aussi une usine d'embouteillage de l'eau Walser, et des remontées mécaniques.
Bien sûr nous sommes là aussi loin du modèle de station à la française comme les géographes français le qualifient, nous sommes bien dans le modèle germanique décrit par Rémy Knafou.


Le paysage est une valeur marchande exploitée par les publicitaires : ici une campagne d'affichage pour l'eau minérale produite dans la vallée. source : www walser.ch

Rémy Knafou, géographe propose, une analyse des transformations des Alpes. Il met en évidence une interrelation constante entre perception et gestion du milieu, hier comme aujourd'hui.
"C'est le XVIIIe siècle qui "invente" les Alpes. Les premiers aménagements de loisirs sont intimement liés aux représentations positives qu'en donnent des générations de peintres et d'écrivains, suivis par les premiers "touristes". Durant le siècle suivant, l'ouverture à l'industrie et au tourisme de masse impose une nouvelle image des Alpes.
Aujourd'hui, face aux problèmes qui concernent l'ensemble de la chaîne (pollution croissante des vallées, surcharge touristique, zones en déclin, extension des voies rapides et des zones construites, etc.), les Alpins s'organisent ; certains s'attachent à développer une agriculture "labellisée", les régions coopèrent ignorant les frontières, les différents États ont signé avec l'UE une convention sur la protection d'un patrimoine considéré comme vital pour l'Europe.
Assistons-nous à la construction d'une identité alpine ?"
.
R Knafou.


Le complexe thermal de Vals réalisé en deux temps (années 60 et années 90 pour le bâtiment central à demi enterré).

Le chalet au premier plan est un chalet traditionnel au coeur d'une prairie fauchée plusieurs fois dans l'année pour le fourrage du bétail. Agriculture, tourisme, thermalisme et industrie (embuteillage des eaux) cohabitent en un même lieu à 1200mètres d'altitude dans une vallée isolée en amont du Rhin. La rivière s'appele le Rhin de Vals elle présente un aléa inondation important qui a nécessité des travaux depuis des siècles.

A Vals nous sommes dans un modèle d'aménagement de la montagne différent du modèle français (Savoie par exemple)
Dans le modèle germanique, le paysan a très tôt diversifié l'activité touristique, il a construit ses propres hôtels ou chalets à louer. L'agriculture est toujours vivante subventionnée par l'Etat helvétique conscient que la montagne fait partie de son identité nationale. Les outils sont adaptés (tracteurs travaillant dans les fortes pentes, système de conduite pour le lait  (lactoduc ?) entre les chalets d'alpage et la vallée.
Les photos sont prises sur ce versant des cabanes d'alpages à un niveau intermédiaire entre le village (1200m)  et les chalets d'alpage en altitude (vers 2000m).
Le lait de montagne frais est vendu dans la laiterie du village ; le lait restant est transformé en crème, en beurre, en yaourt et en fromage.


Mais l'agriculture reste l'activité noble dans un système social original où le fait d'être agriculteur confère une position sociale éminente.. Le paysan est en quelque sorte un jardinier du paysage et ce paysage attire d'ailleurs le touriste...
Il y a actuellement quatorze alpages sur 100 km2 d'alpages. Mais les deux tiers du bétail en estive vient de plus bas dans les vallées voisines.Jusqu'au début du XX° siécle la population de la vallée dépend exclusivement de l'agriculture.
L'industrie est présente avec les deux activités de l'exploitation des eaux minérales et la production des pierres issues des carrières. La pierre de Vals est réputée et constitue l'autre activité industrielle de la vallée.

Le centre du village, situé à 1 252 mètres d'altitude, s'appelle Vals-Platz.

Le paysage ne porte pas l'empreinte trop forte du tourisme. Mais cela ne signifie pas que cette activité est délaissée bien au contraire. Ici le tourisme d'hiver ou d'été, sportif ou thermal s'intègre à toute l'économie locale. La commune reste maître de ses décisions d'aménagement. Les montagnards sont restés acteurs de leur destinée et l'architecture ou le paysage dans son ensemble le leur rend bien témoignant ainsi des différentes époques et des différents usages de la montagne entre « tradition et modernité ».


Le tourisme d'hiver se développe sur un versant exposé au nord (la neige ne fond pas facilement).
La vie économique de la commune est essentiellement tournée vers le tourisme. Les deux tiers du revenu communal provient de manière directe ou indirecte de cette branche économique.



Signe de la modernité géographique, la commune possède son SIG (système d'information géographique) dans lequel nous pouvons découvrir le parcellaire trame foncière du paysage clé de l'explication des différences visuelles (telle propriété est fauchée telle autre ne l'est pas). allez voir comment se superposent les trames foncières (propriété du sol) et les trames paysagères (visibles sur une photo aérienne à la même échelle).





Sur le territoire de la commune de Vals, on trouve toute une série de fermes typiques des Valsers qui furent jadis habitées pendant toute l'année. Aujourd'hui, la plupart d'entre elles sont encore utilisées comme cabanes d'alpage. À part Vals-Platz, seuls Camp, Leis et Valé sont habités à l'année. Les maisons et les étables sont recouvertes de dalles, comme il est mentionné dans la loi sur les constructions depuis 50 ans. Or, malgré le fait qu'au cours des dernières années beaucoup de nouveaux bâtiments furent construits, des parties entières du village présentent toujours un caractère authentique.
En 2000, Vals comptait selon les statistiques 885 habitants. Ce nombre est cependant trop bas du fait que les saisonniers ne sont pas inclus. En réalité, Vals compte environ 1 000 habitants. La population active travaille à 23 % dans l'agriculture et la foresterie, à 29 % dans l'industrie et le commerce et à 48 % dans le secteur des services. Cette sectorisation est légèrement falsifiée puisque les paysans exerçant l'agriculture comme activité accessoire sont comptés à part entière.

Source : site officiel de la commune de Vals.

au premier plan la digue artificielle renforcée en Août 2008 pour limiter les crues du torrent.


Pour en savoir plus et pousser plus loin l'analyse géographique allez sur geofac : le blog géographique destiné aux étudiants du supérieur.
Vous y trouverez des compléments et des liens plus précis.


Si  la recherche dans le champ du tourisme vous intéresse, retrouvez Rémy Knafou et son équipe de chercheurs sur le site de l'Adrets (ça ne vous rappelle rien ce terme géographique ?)
Association pour le Développement de la Recherche et des Etudes sur les TourismeS.
Toute l'actualité et les problématiques de la géographie du tourisme sont abordées : des paysages commentés, des lieux décryptés, des concepts clairement définis et une position épistémologique affirmée.

Bonne visite.
Par François Arnal - Publié dans : géographie seconde - Communauté : Histoire Géographie
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