Festival de Géo

Spécial FIG
 Festival International de Géographie
 Saint-Dié-des-Vosges 29/09/05 au 2/10/05

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Histoire première

Dimanche 18 septembre 2005 7 18 09 2005 00:00
Atelier de passementier/ Patrimoine Stéphanois/ industrie textile/ l’age industriel.


Aujourd’hui journée du patrimoine, alors je vous présente un petit paysage typiquement stéphanois : l’atelier de passementier.



Ces ateliers de passementier se trouvent dans le quartier de Tardy entre la rue Denis Epitalon et la rue Martin Bérard.

La passementerie est une spécialité stéphanoise : c'est la fabrique de rubans et d'accessoires de décoration ou d'ameublement avec des fibres nobles (soie) ou plus communes ( coton, lin, laine, jute).
La vue est prise depuis le jardin du numéro 29 côté est, avec les façades plus ou moins ravalées ravalée des ateliers ( pierre de taille : grès houiller). Au rez-de-chaussée se trouve une imprimerie, les deux étages sont occupés par des appartements locatifs. Le dernier étage permet de comprendre la structure de ces anciens ateliers. La façade à gauche se compose de six fenêtres, un atelier en compte trois (la pièce qui accueillait les métiers Jacquard fait dans ce cas 55 m2). L'appartement des ouvriers se trouvait côté rue (ouest) avec des niveaux de plafond de 2,7 m alors que les ateliers très hauts (5 m minimum pour accueillir les métiers à tisser), sont côté jardin et côté lumière (exposition est). Ici les ateliers du premier étage ont été coupés par des planchers rapportés alors que les ateliers du haut ont gardé toute leur hauteur sous plafond. Quand cet immeuble a été vendu en 1980, personne n'en voulait, les façades étaient noires (cf. l'atelier à droite qui n'est pas ravalé et qui conserve les anciennes fenêtres). Les métiers abandonnés occupaient les ateliers et les appartements étaient très dégradés. On pouvait récupérer dans le jardin des restes des navettes, des tiges en verre, les métiers aujourd’hui au musée étaient jetés par la fenêtre.


Depuis, ce type d'appartement permettant une utilisation de type "loft" (une grande pièce de 55 m2 sur deux niveaux sous plafond rampant) a beaucoup de succès. Une mesure de réhabilitation type OPAH a permis à la propriétaire (une immigrée sicilienne, femme de maçon) d'effectuer des travaux d'isolation et de sanitaire, chauffage.


Après une période où les ateliers ont été coupés en deux (cf. la partie droite de l'image) et défigurés par le ciment ou des balcons rajoutés, ce type d'architecture liée au patrimoine industriel a été reconnu et préservé. Il est un facteur d'identité stéphanois (au pied de cet immeuble se trouve le jeu de boules de l'amicale laïque). Le jardin est partagé entre les locataires et constitue une coupure verte dans cet urbanisme collinaire.

La passementerie existe encore dans les environs de St Etienne.
Le site de la passementerie Sahuc vous présentera des courtes vidéos et quemlques apects de leur savoir faire.
Pour vous changer les idées, passez de l'autre côté du miroir, ahah...
Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 03 2006 09:32
LA PREMIERE GUERRE MONDIALE ET SES CONSEQUENCES :  1914/1919





 Longue, douloureuse et meurtrière, la Grande Guerre vit s'entretuer des millions d'hommes qui, la veille encore, juraient «guerre à la guerre» . Ils furent les frères d'armes de ceux qu'ils accusaient d'être des militaristes, des chauvins, des bellicistes; et également des millions d'autres qui firent la guerre par devoir ou encore sans trop savoir pourquoi.
Passé 1918, devenus anciens combattants, ni les autres ne mirent en doute la légitimité de leur sacrifice; ils avaient combattu pour la défense de la patrie et la guerre qu'ils avaient faite était une «juste guerre» . Pendant cinquante ans, ils n'ont cessé de le répéter.
Marc Ferro, La grande guerre 1914-1918 (idées, Gallimard, 1969, page 12)


    Objectif principal :
Comprendre comment l'Europe bascule dans une  guerre meurtrière, totale et mondiale. Aprés quatre années de combats sanglants, les hommes sauront-ils construire une paix durable ? L'Europe ne perdra t-elle pas ses positions et ses certitudes ?




            I) LA PREMIERE GUERRE MONDIALE : Comment le conflit atteint il une telle ampleur ?

 1)LE DECLENCHEMENT DE LA GUERRE : Comment éclate la guerre ?

            1) Les origines de la guerre :  p 170/171. (manuel Hatier 1° L ES 2003)

                Définir impérialisme et nationalisme. Faire un tableau en 2 parties représentant les sytèmes d'alliances et le reporter sur la carte du polycop.
Pourquoi les balkans représentent ils un enjeu géopolitique et géostratégique ?

            2) L'été 1914 :

                     - montrer l'enchaînement des faits et la contagion de la violence. Dans quel état d'esprit les belligérants sont-ils ? (p 174/176)
      
            3) La guerre de mouvement : p 172

                     - expliquer les grandes phases et les tactiques militaires de ce début de guerre. pourquoi en arrive t-on à une guerre de position ?  utiliser la chronologie  et la carte.



    2) LA" GRANDE GUERRE" : L'ENFER DES TRANCHÉES :
Comment survivre à la brutalité de ce conflit ?

            1) La guerre des tranchées et la vie des "poilus" : p 178 à 181

                    - lire des témoignages de l'époque  (Paroles de Poilus) décrivant la dureté des combats, la folie meurtrière des hommes et les nouvelles armes utilisées. p 184/185
                    - ne pas négliger la participation des troupes coloniales (le Soldat Inconnu est peut-être africain, maghrébin ou d'origine asiatique...)

            2)  La mobilisation économique : p 182/183

                      - la guerre ne se passe pas qu'au front, l'arriére est également mobilisé, décrire la vie des femmes (p 188/189), des ouvriers, des "planqués" ou "embusqués". Montrer que tout le pays est mobilisé vers le même objectif : terrasser l'ennemi.



 3) LE DENOUEMENT ET LA PAIX : Comment sortir de l'engrenage de la guerre totale ?

            1) L'importance de l'année 1917 : p 187

                    - En 1917, des évênements se produisent au front, de nouveaux chefs politiques ou militaires sont nommés, de nouveaux combattants arrivent ; présentez les.

            2) La victoire des alliés :

                      - Comment s'achéve la guerre en 1918 ?


                   


        II) LES TRAITES DE PAIX  la nouvelle Europe :

    1) LES CONFERENCES DE LA PAIX :

                     - Décrire le déroulement des conférences, quel la position de Wilson, le contenu du traité de Versailles et de St Germain, dessiner la nouvelle carte de l'Europe en 1919. Présenter la naissance de la SDN. utiliser la nouvelle carte de 1918 p 202.

    2° LE BILAN DE LA GUERRE : p 204/205

                    /  - Rechercher tous les aspects : matériel, économique, social, humain, financier et politique.

III) LES REPERCUSSIONS DE LA GUERRE EN EUROPE

1) LA RÉVOLUTION BOLCHÉCHÉVIQUE :

             Comprendre les deux phases de la révolution russe, révolution bourgeoise ou prolétarienne. guerre civile et terreur rouge.

2) LA REVOLUTION EN EUROPE :

            La vague d'agitation révolutionnaire et l'échec des spartakistes. L'isolement de la Russie bolchévique.

*   Principales notions ou mots clés à maîtriser : (lexique)

    mobilisation, permission, front, no man's land,  tranchée, boyau, mutinerie, offensive, artillerie, troupes coloniales, guerre de position, guerre de mouvement, guerre totale, guerre d'usure, censure, propagande, culture de guerre, industrie de guerre, planqués (embusqués), brutalisation, pacifisme, capitulation, armistice, diktat, dictature du prolétariat, socialisme, communisme, marxisme-léninisme..

* Hauts Lieux :

Sarajevo, Marne, Somme, Craonne Verdun, Caporetto,  Chemin des Dames, Ypres, Tannenberg,  Dardannelles, Rethondes.

*  Biographies : 

WILSON, CLEMENCEAU, FOCH, PETAIN, LENINE, TROSTKY, K Liebknecht, R Luxemburg.

* Chansons :
La Madelon, La chanson de Craonne,
                                                                              Adieu la vie, adieu l'amour,
                                                                             Adieu toutes les femmes;
                                                                             C'est bien fini, c'est pour toujours,
                                                                             De cette guerre infâme;
                                                                             C'est à Craonne, sur le plateau
                                                                             Qu'on doit laisser sa peau
                                                                             Car nous sommes tous des condamnés
                                                                             Nous sommes les sacrifiés.
                                                                                                            (extraits de la Chanson de Craonne)     

liens :  complétez cet article par le site hgfme : des notes ont été rédigées par les élèves de 1ES1

        allez lire cette note sur ahah.

       consultez ce blog fait par des élèves de 3° de ST Priest dans le Rhône.
 
Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 03 2006 17:28
Chronologie Première Guerre Mondiale


La flamme du soldat inconnu à Paris sous l'arc de triomphe (photo F Arnal)



1914

28 juin :
assassinat à Sarajevo de l'héritier de l'Empire austro-hongrois.

Juillet
28 juillet : l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
30 juillet : mobilisation générale en Russie
31 juillet : Jean Jaurès est assassiné à Paris

Août
1er août : mobilisation générale décrétée en France et en Allemagne.
l'Allemagne déclare la guerre à la Russie
3 août : l'Allemagne déclare la guerre à la France
4 août : le Royaume Uni déclare la guerre à l'Allemagne

Septembre
2 septembre : le gouvernement français s'installe à Bordeaux
6-9 septembre : bataille de la Marne
1 er novembre : la Turquie entre en guerre aux côtés des puissances centrales

 1915
29 février :
début de l'opération des Dardanelles

22 avril :
1ère utilisation des gaz asphyxiants à Langemarck

26 avril :
traité de Londres entre l'Italie et les Alliés

7 mai :
torpillage du Lusitania (paquebot civil transportant des américains)

23 mai :
l'Italie entre en guerre aux côtés des Alliés

5 octobre :
la Bulgarie entre en guerre aux côtés des puissances centrales

 
1916

8-9 janvier :
les Alliés quittent les Dardanelles

21 février :
début de la bataille de Verdun

1er juillet :
début de la bataille de la Somme

5 juillet :
lancement du journal "Le Canard Enchaîné"

15 septembre :
des chars d'assaut sont utilisés pour la 1ère fois par les Anglais

18 novembre :
fin de la bataille de la Somme

18 décembre
fin de la bataille de Verdun


1917

8 janvier :
début d'une 1ère vague de grèves en France

8-12 mars :
1ère révolution russe

15 mars :
abdication du tsar Nicolas II

2 avril :
les Etats-Unis entrent en guerre

avril :
apogée de la guerre sous-marine

6 novembre :
les Bolcheviks s'emparent du pouvoir à Petrograd : 2° révolution

16 novembre :
formation du cabinet Clémenceau

 1918

21 mars :
offensive allemande en Picardie

23 mars :
début des bombardements de Paris par la "Grossse Bertha"

14 avril :
le général Foch nommé commandant en chef des forces alliées en France

8 août :
offensive en Picardie. Début de l'offensive générale alliée

octobre :
apogée de l'épidémie de grippe espagnole

3 novembre :
l'Autriche-Hongrie signe l'armistice à Villa-Giusti

9 novembre :
abdication de l'empereur Guillaume II. Proclamation de la République allemande

11 novembre :
l'Allemagne signe l'armistice à Rethondes

 
1919

18 janvier :
ouverture de la conférence de la Paix

17 avril :
loi sur la réparation des dommages de guerre

28 juin :
signature du traité de paix avec l'Allemagne à Versailles

14 juillet :
défilé de la victoire à Paris

12 octobre :
la Chambre des députés ratifie le Traité de Versailles.



Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 09 2006 09:16



Dans l'enfer de Verdun
est le titre du site Internet de France 5 sur la bataile de Verdun.
Nous fêtons cette année le 90 ° anniversaire de cette bataille clé de la première guerre mondiale.

Le 21 Février 1916, débutait l'un des épisodes les plus sanglants de la première guerre mondiale et qui demeure à 90 ans de distance, un symbole de toute l'horreur et la violence mais aussi du courage dont les hommes sont capables...



Le site est animé par des pages "flash" sous forme de cahier avec une chronolgie détaillée et des cartes évolutives du front (téléchargeables en pdf).



Des projets pédagogiques d'éciture sont proposés. Des classes ont déjà participé et présentent leurs travaux.


Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 03 2007 15:36
A propos de la Première guerre Mondiale.

Quelques compléments du cours et quelques liens intéressants pour ceux qui souhaitent aller plus loin.

Sur cette carte postale( (collection personnelle) l'auteur a rajouté à la main "les boches".


Qu'est-ce qu'un boche
d'où vient ce mot ?

Désignation des Allemands par les Français. L'origine du terme fit débat dès les années de guerre, il est probable qu'il s'agisse d'une abréviation de l'argotique « alboche » pour « allemand ». Cette désignation, comme substantif ou comme adjectif, s'impose massivement aussi bien pour les civils que les combattants. Il est à noter que cette manière devenue habituelle de nommer l'adversaire ne véhicule pas nécessairement l'hostilité, et peut être employeée par les combattants sans animosité. Par extension l'Allemagne peut être désignée comme la Bochie et l'Autriche-Hongrie comme l'Austrobochie.

« Les Boches ne sont pas plus vaches que nous, ce sont les chefs qui le sont » ; « Vive les Boches ils ne sont pas si cons que nous ils ne s'en font pas » (Graffiti de soldats permissionnaires sur des trains,
4/7/1917 et  15/7/1917, Rapports de l'inspection des Chemins de fer du Nord, SHDT 16N1523)

Source : Lexique des termes employe?s en 1914/18
en 1914-1918 (réalisé par : André Bach,  Rémy Cazals, Thierry Hardier, Alexandre
Lafon,  Marie Llosa, André Loez,  Cédric Marty, Nicolas Offenstadt , Philippe Olivera ,  Fabrice Pappola,  Denis Rolland)  CRID 14-18, http://www.crid1418.org




Pourquoi les poilus, les tommies ou feldgrau ?

Que signifient les termes de Baïonnette - Bande molletière - Banquette - Barbelés - Barda - Barrage - Bataillon - Batterie - Bec, Bec de gaz - Biffe, Biffin - Bivouac - Bled - Blessure (bonne, fine) - Bleus, Bleuets, Bleusaille - Bleu horizon - Blockhaus - Bobard - Boche, Bochie - Boucherie - Boule - Bourrage de crâne - Bouthéon, Bouteillon - Boyau - Brancardiers ?



Et encore je ne mets pas tout !
Le terme Bouthéon est étonnant non ?
Marmite militaire de campagne qui fait partie de l'équipement des fantassins, du nom de l'intendant qui l'inventa. La forme « bouteillon » est une déformation fréquente.

(notre lycée est implanté sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon ndlr)...


Allez ici pour ce lexique très complet :


Ce vocabulaire militaire et argotique se retrouvait dans toutes les strates de la société ici sur une carte postale. Cette imprégnation de l'esprit de guerre témoigne de la "Guerre totale".

Un autre lexique plus simple est accessible ici :



Trouvez quantité de choses intéressantes sur La Grande Guerre sur le site de France 5
sur celui du CRPD de Reims  et enfin sur celui du CRID
Dans la rubrique « Espace pédagogique »

Vous y dénicherez des photos, des textes de lettres de poilus, des statistiques, des textes de chansons comme

LA CHANSON DE CRAONNE (1917)



 Décrivant un épisode des troubles qui affectent l'armée française après l'échec de l'offensive du Chemin des Dames et de Craonne en avril 1917, cette chanson fut en réalité composée en 1915, sans doute par un poilu du midi. Pour certains cette chanson anonyme est composée par un collectif de soldats dans une tranchée. Elle fut collectée et reproduite par Paul Vaillant Couturier alors que l'Etat Major la censurait.
 Au départ, elle évoque le secteur sanglant de Lorette, en Artois. Il était ensuite facile de l'adapter aux circonstances en remplaçant Lorette par Craonne.

 
« Quand au bout de huit jours, repos terminé, on va reprendre la tranchée
Notre vie est bien utile, car sans nous on prend la pile
Oui mais maintenant, on est fatigués, les hommes, ne peuvent plus marcher
Et le coeur bien gros, avec des sanglots, on dit adieu au civelots (civils)
Et même sans tambour, et même sans trompette, on s'en va là-haut, en baissant la tête

Refrain

Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes
C'est pas fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme
C'est à Craonne, sur le plateau, qu'on va laisser not' peau
Car nous sommes tous condamnés, c'est nous les sacrifiés


"Pour mon foyer pour ma patrie, je suis prêt à donner ma vie."

Le site du CRDP de Reims s'intéresse à la mémoire :


Que signifie : enseigner la mémoire aujourd'hui ?
« La " mémoire " peut se définir de manière large comme la manière dont des sociétés, des groupes et des individus se représentent le passé. Son étude constitue un champ de recherche historique relativement récent, qui s?intéresse donc, principalement à travers les productions culturelles et les pratiques mémorielles, aux représentations du passé dans son ensemble, ou de tel personnage ou événement spécifique ».
 André LOEZ,
Petit répertoire critique des concepts de la Grande Guerre, CRID 14-18, décembre 2005.
« La mémoire, c'est le fait qu'une collectivité se souvienne de son passé
 et cherche à lui donner une explication au présent, à lui donner un sens »
Annette WIEVIORKA historienne de la Shoah, Mars 1999




Retrouvez d'autres notes ici
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 03 2007 18:21
Retrouvez la photo de la tranchée anglaise du manuel Hatier .


English: A British trench near the Albert-Bapaume road at Ovillers-La Boisselle, July 1916 during the Battle of the Somme. The men are from A Company, 11th Battalion, The Cheshire Regiment.
Photograph by Lt. J. W. Brooke. Imperial War Museum catalogue number Q 3990.


Une image censurée à l'époque, on est loin de la mise en scène idyllique.

Voici le commentaire qu'un collègue enseignant (Gilles Boué) m'a autorisé à reproduire je l'en remercie vivement.

« Cette photo ( celle de la tranchée anglaise) est relativement célèbre et utilisée
dans de nombreux livres illustrés anglais sur la première guerre mondiale. on la retrouve parfois sous le nom de "the watch", la garde.

Or, c'est justement ce qui est largement mis en scène ici :
4 soldats qui dorment du sommeil du juste sous la garde d'un cinquième. nous sommes dans une tranchée sèche, sans caillebotis pour drainer l'eau, le désordre est savamment
orchestré: au premier plan à droite une boite de munitions vide une flasque de rhum au pied du soldat dormant sur la banquette de gauche,des havresacs pendent négligemment le long de la tranchée, deux boites de fer servant à transporter de l'eau (ne pas utiliser
jerrycan avant 1941) gênent le passage. Un soldat endormi sur son bras gauche
nous renvoie à certaines peintures religieuses du 17ème (descentes de croix ou rêve de Booz), Deux soldats dorment paisiblement sous un abri formé d'une traverse recouverte de terre, leurs visages apparaissent, des morts seraient recouverts. Des marches creusées et aménagées dans le parapet de droite semblent indiquer que nous sommes dans
une tranchée de seconde ligne, en effet,  un parapet de la première ligne aurait eu une verticalité plus importante afin d'éviter les tirs d'enfilade des canons et réduire la largeur de la cible pour les obus de mortier.
De plus, le seul rappel guerrier, le soldat allongé sur le parapet est dans une situation qui ne lui permet de ne strictement rien voir. Sa baïonnette au canon est un topos, celle ci ne se met au canon que sur ordre du fait de l'encombrement du jumelage fusil-baïonnette dans un espace réduit.
Dans une vraie posture de surveillance d'un danger immédiat, le Tommy aurait quelques bombes Mills (grenades) à ses côtés.
Cette photo reste intéressante dans le cadre d'une critique à construire avec des élèves sur l'héroïsation et tout simplement la propagande ».

carte postale :  photographie de studio...

et un article très complet sur les tranchées là :

et toujours l'excellent blog de Louis Brun
Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 10 2009 19:44

vue depuis la tour en direction du Nord et du quartier du Marais.

L'âge industriel : histoire et géographie première.  Le passé industriel de St Etienne

La cité du design remplace la Manufacture d’armes de St Etienne

 

 

vue historique de la manu au XIX° siècle

 

L’industrie stéphanoise a connu des mutations profondes et des restructurations parfois douloureuses.

 

La région stéphanoise est surtout réputée pour ses mines dont l’activité a explosé du temps de la Révolution industrielle. Mais la cité forézienne a également été célèbre pour ses armes et ses cycles. A la production privée et civile (la chasse) de Manufrance, s’opposait la production publique des armes de guerre. Depuis François 1°, Saint Etienne accueillait une manufacture royale d’armes. Les eaux du Furan étant d’excellente qualité pour la trempe des métaux, la métallurgie a trouvé sur place charbon et minerai de fer vite épuisés.

 

Le quartier du Marais et le premier chemein de fer de France (tiré par des chevaux au début)

 

C’est sous le Second Empire que la Manufacture d’Armes s’installe dans ses nouveau locaux, le long de la Grand Rue et du Furan près du quartier du Marais où se concentrent les métallurgistes. Non loin de là a été créée la première ligne de chemin de fer de France qui reliera St Etienne à Andrézieux le long de la Loire pour l’exportation de la houille.

 

La Manufacture Royale d´Armes devient Manufacture Nationale d’Armes :

 

La manu en construction.

 

La Manufacture Royale d´Armes fut construite en 1864, sur une surface de 12 hectares près de la Place Carnot. Conçue dans l'esprit des architectures rationalistes du XVIIIième siècle, dans la lignée des Salines de N. Ledoux (Arc et Senan), c'est un "Palais" industriel et militaire, en briques rouges et pierres blanches importées (la pierre de Saint Etienne est un grès houiller fragile), une représentation prestigieuse de la puissance du second Empire.

 

A la même époque se construit dans le Massif du Pilat voisin, le barrage de Rochetaillée au Gouffre d’Enfer barrage voute longtemps modèle dans le monde entier.

La disposition idéale-typique des bâtiments (plan en H) a été recouverte par un paysage sans cesse changeant de constructions industrielles : cheminées, châteaux d´eau, installations de refroidissement, machines à vapeur. Elle a fermé définitivement ses portes en 2000.

La ville et son tramway étaient au contact direct de la « Manu » où travailla Bernard Lavilliers le chanteur stéphanois.

 

Les grilles de l'entrée ont été déplacées lors de la construction de la "platine".

 

Contre la Manu commence le quartier industriel avec ses toits d’usine reconnaissables (les sheds), ses cheminées et sa pollution. Entre les usines et les voies ferrées a été construite le stade G. Guichard (le Chaudron des verts).

 

 

S’il ne reste rien de la première ligne de chemin de fer française à part un pont à la sortie de la ville, la Manu du fait de la qualité de son architecture a traversé les siècles jusqu’à nos jours.

La Manu a fabriqué le fleuron de l’armée française le FAMAS (fusil d’assaut de la Manufacture d’Armes de St Etienne), le fameux « clairon.

 

 

Le groupe GIAT Industrie a délaissé les lieux en 2000 et St Etienne s’est retrouvé aux portes de sa ville avec une friche industrielle peu esthétique mais attachante. Elle représentait la mémoire ouvrière de cette ville, un patrimoine de plusieurs hectares

 

De 1864 à 2000, on fabriqua des armes sur ce site. Les fusils Chassepot firent la célébrité de St Etienne à la fin du XIX° siècle.

 

vue en direction de l'Est

 

Une architecture prestigieuse : la « Cité interdite » de St Etienne.

C’était une usine emblématique du territoire stéphanois, une sorte de manufacture modèle à l’architecture rigoureuse et classique qui marqua les années 1860/70 dans la région stéphanoise.

Les ateliers sont organisés en un double H placé de part et d’autres des machines à vapeur reliées en souterrain par un savant réseau de transmission par courroies et poulies. Côté ville on ne voyait pas grand chose des ateliers. Seule la grille en fer forgé siglée RF (République Française) Manufacture d’Armes, laissait deviner la fabrication. Un vaste bâtiment rectangulaire surmonté d’une horloge (le bâtiment de l’Horloge dans l’appellation actuelle).

D’ailleurs des murs abrupts, des jardins et des résidences du personnel de direction séparent la Manu du reste de la ville. C’était jusqu’à une date récente la « Cité interdite » de St Etienne.

 

Vue en direction du sud (11/2008)

 

La Cité du Design : Un pari sur l’avenir

Après un peu plus de trois ans de travaux, 16 000 m2 de l'ancienne Manufacture d'armes reprennent vie avec l'ouverture de la Cité du design.

 La Cité du Design ouverte au public renoue avec cette tradition industrielle et ce savoir faire stéphanois. Plus question de fabriquer des armes ou des « platines » pour les fusils d’assaut. En revanche réfléchir à la fonction esthétique d’un produit industriel constitue un nouvel enjeu pour demain.

St Etienne a accueilli depuis plusieurs année la biennale du Design, son Ecole des Beaux Arts s’est muée en Ecole Supérieure d’Art de Design. Elle occupe désormais les anciens ateliers perpendiculaires au Bâtiment de l’Horloge

 

 

Le quartier en rénovation.

 

Ce pôle industriel en cœur de ville  a commencé sa mutation avec au Sud des immeubles d’habitation, au nord des extensions de l’Université jean Monnet (Pôle optique vision).

L’équipe berlinoise de l’Agence Linn (Finn Geipel architecte) a proposé ce projet de Cité du Design autour d’une « platine allongée » dominée par la tour de l’Observatoire et accolée au Bâtiment de l’Horloge.

 

La platine depuis le jardin sud

 

Les polémiques ont éclaté au moment de l’arasement des quelques bâtiments (les deux bâtiments de la Cour d’Honeur et les maisons des cadres près des jardins). Mais aujourd’hui l’heure est à l’apaisement avec ce bâtiment qui ne laisse indifférent le visiteur.

Après un peu plus de trois ans de travaux, une partie du site de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Étienne reprend vie avec l'ouverture de la Cité du Design et l'installation de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (esadse) avec ses 350 élèves.

Les bâtiments industriels sont devenus des lieux d'enseignement supérieur, de recherche et d'expérimentation, de colloques et d'expositions.

La matière grise et l’innovation ont remplacé le métal et les armes. la Cité du design est ouverte à tous les publics. Elle vient d’être inaugurée le 1 octobre 2009.

 

La tour de l'Observatoire 31 m de haut.

 

L’Express évoque le succès de sa biennale, la ville, mal en point, a fait de cette activité son nouveau va-tout. La Cité qu'elle lui consacre allie audace esthétique et innovation.

« C'est un pari fou: comment une ville en déclin peut-elle avoir l'audace de miser sur le beau pour s'en sortir? C'est pourtant la stratégie de Saint-Etienne, qui inaugurait ce jeudi 1er octobre son ambitieuse Cité du design.

Un projet qui symbolise la mutation espérée de l'agglomération stéphanoise: hier, ville industrielle en crise; demain, métropole tertiaire ».

Vignal Marion

 

L'agora au coeur de la platine

 

Pour le journal Le Monde :

« L'attente est à la mesure du projet. Car ce site patrimonial est immense : trois bâtiments anciens et désormais rénovés, et deux autres construits pour l'occasion. 33 000 m2 en tout, 16 000 rien que pour la partie nouvelle. Presque un quartier dans la ville. D'autant que plusieurs autres bâtiments anciens restent en friche, beaux vestiges de l'industrie, rangés en ordre quasi palatial. Ils attendent que d'autres acteurs des nouvelles industries de la ville renaissante rejoignent ce vivier ».

Frédéric Edelmann © Le Monde

Par François Arnal - Publié dans : Histoire première
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 16:45


Un nouveau magazine d'histoire est né à l'occasion des 70 ans du début de la Seconde Guerre mondiale (numéro 1 paru en septembre).

Forte de son expérience et de sa passion pour l’Histoire, l’équipe de Caraktère a décidé de vous faire revivre, jour après jour, bimestre après bimestre, l’intégralité de cette période dramatique, à la fois si proche et si lointaine, que fut et demeure la Seconde Guerre mondiale. Ainsi vient de naître, à l’issue d’une année de travail préparatoire minutieux, Histoire(s) de la Dernière Guerre.


Ce que nous vous proposons, ce n’est pas une revue d’histoire militaire ni même une simple « histoire » de la guerre. Il s’agit au contraire, pour les six années à venir, grâce au concours d’historiens et avec l’appui d’une iconographie unique, de vivre une véritable immersion dans la période 1939-45 (cf. dossier de presse à télécharger sur www.derniere-guerre.com).

Autour de chroniques, présentant les événements au quotidien, et d’articles rédigés par des spécialistes reconnus, viennent s’éclairer les thèmes les plus divers à la lumière des découvertes et des débats récents. La politique, la diplomatie, les questions militaires ont leur place, tout comme l’économie, les sociétés, la culture, les sciences ou plus simplement la vie quotidienne de nos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents.

Le numéro 2 est actuellement en kiosque, n'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et à vous connecter sur www.derniere-guerre.com

Rappel du numéro 1



À la suite de Batailles & Blindés ou encore de Ligne de Front, voici le dernier né de la société d’édition Caraktere. Ce nouveau titre a l’ambition de suivre au jour le jour, à 70 ans d’intervalle, les six années de la Seconde Guerre mondiale. Composé d’éminents historiens (François Kersaudy, Edouard Husson, Jean-Louis Margolin, Michaël J. Carley, Philippe Richardot, François Delpla, Christian-Jacques Ehrengardt, Dominique Lormier et bien d’autres), le comité de rédaction s’est attaché à proposer au grand public une véritable collection encyclopédique complète, rigoureuse, accessible, agréable à lire et à consulter. Évoquant tous les aspects du conflit (politiques, économiques, sociaux, culturels...), cette initiative éditoriale bienvenue de vulgarisation s’appuie résolument sur les derniers acquis de la recherche historique en la matière. A ne pas manquer...

Dans ce premier numéro :

-  La première victoire de Hitler : sa conquête du pouvoir en Allemagne (F. Delpla)
-  1933-39, la "drôle" d’avant-guerre et l’alliance de la dernière chance (M. J. Carley)
-  Cannes, un festival dans la tourmente (J. Ferrando)
-  Les exilés du nazisme (V. Bernard)
-  Les belligérants mobilisent (V. Bernard)
-  La campagne de Pologne, cinq semaines de résistance désespérée (V. Bernard)
-  Londres repart en guerre (Y. Kadari)
-  Winston is back ! Le retour du "Vieux Lion" à l’Amirauté (F. Kersaudy)
-  Le sport en 1939 (V. Bernard)
-  Aktion T-4, de l’eugénisme de Galton aux euthanasies de Hitler (Y. Kadari)
-  Mourir pour l’Europe, F. Roosevelt et la neutralité américaine (V. Bernard)
-  Les crimes commis par l’Allemagne nazie en Pologne (E. Husson)
-  Crise économique et pouvoir d’achat des Français à la veille de la guerre (V. Bernard)
-  Et bien sûr, les chroniques au jour le jour des événements des mois de septembre et d’octobre 1939
-  A lire et à voir : rubrique livres et films documentaires


Pour télécharger le dossier de presse :

Par François Arnal - Publié dans : Histoire première - Communauté : Histoire Géographie
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