en direct du FIG 2

Publié le par François Arnal

en direct le 1 Octobre à 10 heures.

"La géographie dit le monde et permet au citoyen de se l'approprier "


 

 

La difficulté à St Dié est de choisir sa conférence, le festivalier est en permanence frustré par l'offre alléchante qu'on lui propose.

Ainsi, il fallait choisir hier entre :

  • Les diasporas et les nouveaux réseaux migratoires,

  • Les réseaux clandestins menacent ils les Etats nations ?

  • On vous observe, on vous suit à la trace : les filets de information géographique, mythes et réalités.

  •   Le marché contre les territoires, quel avenir pour les services publics ?

  • La fracture numérique : la marginalisation par les nouveaux réseaux est-elle fatale ?

J'ai choisi par commodité la dernière.

Dominique Wolton, grand témoin du festival, Annie Cheneau Loquet , Jean Marc Offner géographes, Bruno Janet de France Telecom, table ronde animée par Antoine Spire journaliste au Monde.

La question se posait de savoir si la fracture numérique se calquait sur la fracture spatiale en fonction de inégalités de connexion aux réseaux.

L'exclusion du Sud est-elle plus  ou moins forte avec l'Internet ?

Contrairement à ce que l'on imaginait au début de la révolution Internet, le territoire et la distance reviennent en force avec le haut débit.

L'Afrique est aujourd'hui dépendante des fournisseurs d'accès internationaux.

D. Wolton soulignait le paradoxe et l'ambiguïté d'Internet synonyme de liberté, d'émancipation pour les uns on se rend compte en réalité que l'économie et les marchés réduisent ce principe de liberté.

Autre question :

 Quelles représentations du monde sont véhiculées par les systèmes d'information ?

 

 

L'homme n'a pas le même rapport à l'information suivant les civilisations.

La fracture numérique est -elle technique ou culturelle  : quelle structure mentale faut il adopter pour utiliser les technologies de l'information ?

G. Dupuy soulignait que "les 400 000 habitants du Luxembourg disposent d'une capacité d'accès au réseau Internet supérieure à elle des 760 millions d'africains" .

Mais la situation est différente à l'intérieur des Etats, Dakar et l'Est du territoire sont dans des situations très contrastées. Un pays comme l'Angola possède aujourd'hui des normes technologiques de téléphonie mobile supérieures aux normes françaises.

Le téléphone mobile s'est développé de façon fulgurante en Afrique. Pour certains le téléphone mobile est l'Internet du pauvre et de l'analphabète. L'explosion de la téléphonie cellulaire a surpris tout le monde.

La disapora sénégalaise utilise les réseaux de façon extrêmement dynamique et réactive. Les pakistanais de Paris revendent des cartes de téléphonie mobile à destination des Etats du Sud, en sachant que l'argent de ces réseaux n'est pas toujours très transparent.

En Afrique 70 % des téléphones sont des mobiles, mais 10 % des africains ont un téléphone.

Ceci dit, Annie Chaneau Loquay soulignait que la notion d'accès en Afrique était à nuancer. Un même téléphone peut servir à tout un groupe de femmes qui s'est cotisé pour l'abonnement. Les chiffres d'accès à Internet sont également à nuancer car un même poste sert à tout un village par l'intermédiaire du cybercafé.

En Inde l'Internet ambulant (moto, camionnette) se déplace dans les villages les plus reculés.

 


 

Néanmoins,  la réalité géographique doit être prise en considération dans l'analyse des réseaux, la densité de population de l'Inde permet la construction et l'amortissement d'un réseau plus facilement qu'en Afrique avec ses densités plus faibles. Mais la téléphonie mobile à permis à l'Afrique de s'équiper car les équipements sont moins lourds et parfois plus adaptés aux régions désertiques.

D. Wolton soulignait pour le Sud la dimension anthropologique de la voix, même si aujourd'hui B. Janet rappelle que le "non voix " (SMS, courriel, tv ou mobile) prend le dessus.

La fracture numérique existe enfin à l'échelle nationale, mais c'est une autre histoire...


Publié dans Special FIG Réseaux

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Karl 26/11/2005 10:16

Merci pour toutes ces information, bonne continuation...