Partager l'article ! Glossaire de géographie urbaine: GLOSSAIRE GEOGRAPHIE URBAINE Lyon Confluence Photo F Arnal La géograp ...

La géographie a son vocabulaire qu'il faut maîtriser voici un glossaire assez approfondi :
il vous sera utile de la seconde à la terminale.
en rouge : les mots à connaître en fin de seconde, les
autres en fin de première...
Vocabulaire géographie urbaine.
Agenda 21 local : sorte de carnet de route établi par une municipalité ou une
communauté d'agglomération qui définit les objectifs et les actions concrètes permettant d'allier développement économique, progrès social et respect de
l'environnement.
chaque collectivité territoriale établit un diagnostic spécifique et s'engage sur certianes actions privilégiant le développement
durable.
Agglomération :
ensemble urbain comprenant la ville-centre et les communes périphériques. L'agglomération forme une unité urbaine plus ou moins cohérente, parfois administrée par une communauté urbaine (ex : le
Grand Lyon)
Aire d'influence : espace sur lequel une ville exerce son influence. Celle-ci est
repérable par les flux que la ville attire et émet. L'aire d'influence peut dépasser l'aire urbaine. L'intégration de certaines aires urbaines dans l'aire d'influence d'une autre traduit bien
l'intensité de l'urbanisation et la tendance à la polarisation.
Aire urbaine : c'est le territoire de la ville qui peut varier en fonction des découpages administratifs et des définitions statistiques. Selon le Zonage
en Aires Urbaines défini par l'INSEE, 44,2 millions de Français vivent dans une aire urbaine (soit 4 millions de plus qu'en 1990). Depuis 1999, la nouvelle délimitation des aires urbaines prend
en compte les déplacements domicile-travail. Pour l'INSEE, c'est un ensemble de communes d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou unités
urbaines (couronne périurbaine). En 1999, la France métropolitaine compte 354 aires urbaines regroupant 77 % de la population. En 1990, 361 aires urbaines rassemblaient 73 % de la population.
Ainsi, le nombre des aires urbaines a diminué, mais leur population totale a augmenté. Lyon est la deuxième aire urbaine devant Marseille.
Aire métropolitaine : Région urbaine constituée autour d'une ou plusieurs villes. Il s'agissait surtout, à l'origine, de désigner des unités statistiques rendant compte des phénomènes d'agglomération. L'expression fut introduite en France avec la création, en 1966, des OREAM ((Organisations d'études d’aménagement des aires métropolitaines).
Archipel métropolitain : ensemble de grandes métropoles vues comme des "îles" bien
reliées entre elles, mais coupées de leur arrière-pays immédiat ("océan")
Armature urbaine : ensemble des villes d'un espace déterminé. Cette notion utilisée
dans la gestion du territoire dans les années 60 est très directrice (les ordres, les décisions, le pouvoir passe par l'armature urbaine). On lui préfère aujourd'hui les termes de réseau urbain
ou de semis urbain.
banlieue : territoire autour d'une
ville (à l'origine distance d'une lieue). Le terme provient de la juxtaposition des termes ban (interdiction et juridiction) et lieue : il s'agissait du territoire d'une lieue de distance
autour d'une ville sur lequel s'exerçait le ban. La banlieue renvoyait donc à des idées de soumission et d'exclusion. Selon la proximité de la ville, on distingue la proche banlieue
(communes limitrophes de la ville-centre = 1ère couronne) et la lointaine banlieue (auréole de communes périphériques = 2e couronne). Le "mal des banlieues" a souvent donné un sens péjoratif à ce
terme. Les géographes utilisent de préférence le terme de périurbain ou d'étalement urbain.
La banlieue désigne aujourd'hui des communes autonomes mais qui se sont urbanisées sous l'influence d'une
ville-centre. Mais celle-ci peut avoir étendu son territoire et annexé tout ou partie de ses banlieues. Les relations entre les banlieues et leurs villes-centres sont souvent
caractérisées par la ségrégation (dans un sens pas nécessairement péjoratif) et le desserrement.
Le mot générique "périphérie" tend à se substituer à celui de banlieue dont les limites sont floues
:
- périphérie suburbaine pour les espaces contigus avec la ville-centre,
- périphérie périurbaine pour les espaces les plus extérieurs et relâchés de l'agglomération.
centralité : qualité ou avantages que l'on trouve dans les lieux en position
centrale.
centre-ville : noyau urbain
correspondant en général en France aux plus anciens quartiers de la ville, lieu de rencontre des artères principales. A ne pas confondre avec la ville-centre. Ce centre historique peut se
différencier ou non du centre directionnel
centre directionnel : quartier des affaires à l'image du C.B.D (Central Business
District) américain. Parfois dans une métropole peut être aménagé un "centre bis" à l'issue d'une opération de rénovation urbaine (ex : La Part-Dieu à Lyon).
Centralité : La centralité qualifie la capacité d'action d'un élément
central (le centre urbain, la métropole) sur sa périphérie en termes de desserte, de services, d'attractivité, d'une manière générale, de polarisation. En matière urbaine, elle fut analysée par
W.E. Christaller en 1933 : dans le cadre de son étude des lieux centraux il cherche à rendre compte de la taille, de l'espacement et du nombre des villes.
Comment mesurer une centralité dont le caractère est multidimensionnel ? Certains auteurs proposent un "indice simple de centralité", rapport entre
la rente du centre-ville et la rente en banlieue. D'autres étudient l'évolution des gradients de densité ou proposent des critères socioculturels pour mesurer la qualité centrale d'un lieu.
La périurbanisation, le développement d'edge cities, n'a pas encore inversé le rapport ville-centre / périphérie : l'indice de centralité reste encore
supérieur à 1 dans la plupart des grandes villes, y compris en Amérique du Nord où elles sont pourtant davantage polynucléarisées qu'en Europe.
On remarque aussi que la centralité, aux niveaux supérieurs de la hiérarchie urbaine, s'affranchit de plus en plus des seuls rapports de proximité et
de distance physique : elle tient davantage aux interactions immatérielles, aux rapports de pouvoir et de contrôle dans une société de plus en plus mondialisée. Source Geoconfluences.
communes multipolarisées : Selon l'INSEE; ce sont des communes rurales ou des
unités urbaines situées hors des aires urbaines, dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines , sans atteindre ce seuil avec une seule
d'entre elles, et qui forment avec elles un ensemble d'un seul tenant.
conurbation : groupement de villes (ou d'agglomérations) proches les unes des
autres , chaque ville demeurant individualisée. Une conurbation peut être un groupement hiérarchisé, la ville principale détenant un pouvoir de direction plus ou moins complet (ex : Lille,
Roubaix, Tourcoing ou Lyon, Villeurbanne, Vaux-en-Velin, Vénissieux)
Contrats de ville : Dans le cadre de la politique de la ville, les Contrats de
ville prévoient un certain nombre d'actions en vue de l'amélioration de l'habitat, du développement des services, de la création d'emplois et de la prévention de la délinquance.
COURLY : Communauté Urbaine de Lyon remplacée par le terme de "Grand
Lyon".
couronne périurbaine : (classification INSEE) ensemble des communes de l'aire
urbaine à l'exclusion de son pôle urbain.
DATAR : Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Action
Régionale.
Développement durable
: Depuis la Conférence de Rio (1992) et les études sur l'écodéveloppement (I. Sachs), le terme de développement durable a fait son apparition dans les programmes d'aménagement
et d'urbanisme. Il consiste à mettre en place une politique qui préserve les écosystèmes et qui génère le moins de nuisances possible. Les dernières lois en France et les mesures d'aménagement du
territoire introduisent cette préoccupation pour un développement durable. Ce développement économique et humain consiste à préserver l'environnement pour assurer aux générations futures une
qualité de vie et une biodiversité.
DSQ : développement social des quartiers : aides accordées aux offices HLM pour
entreprendre des actions de rénovation ou de réhabilitation. Parfois des immeubles entiers sont détruits pour reconstituer un tissu urbain fragilisé (opération dynamitage aux Minguettes à
Vénissieux en 1983.) Les programmes DSQ sont devenus par la suite des DSU (développement social urbain).
DSU : (développement social urbain). Remplace les DSQ.
"Effet tunnel" : indifférence des réseaux de transports rapides (TGV, autoroutes) à
l'égard des villes moyennes ou petites. L'effet tunnel conduit à relier les grandes métropoles et à délaisser les espaces intersticiels, ce qui contribue au développement de l'archipel
métropolitain
Espace à dominante urbaine : (classification INSEE) ensemble des aires urbaines et
des communes multipolarisées. Il peut également se définir comme l'ensemble des espaces urbains. Regroupe 75,5 % de la population en 1999.
Espace à dominante rurale : (classification INSEE) ensemble des communes
n'appartenant pas à l'espace à dominante urbaine. Représente 30600 communes et 14,4 M d'hab sur 71 % du territoire (1999)
Etalement urbain : Développement dispersé à l’extérieur des centres urbains et des villages le long des routes et en milieu rural. On dit également
urbanisation diffuse. L'expression vient des Etats-Unis ("urban sprawl"). Le terme "étalement urbain" a généralement un sens péjoratif. Pour certains, l’étalement suburbain est un aménagement
irresponsable et mal planifié qui détruit les espaces verts, augmente la circulation et la pollution de l’air. Il est critiqué dans une optique de développement durable.
La diminution des densités donne aux ménages et aux individus plus d'espace en termes de mètres carrés, que ce soit à
l'intérieur du logement même ou à l'extérieur; Il a pour conséquence l'extension de l'urbanisation sur des terres rurales L’étalement prend la forme de développement à faible densité au delà de
la desserte des services et des lieux d’emploi, ce qui sépare les endroits où les gens vivent des endroits où ils font leurs achats, travaillent, se recréent, ou font leurs études, et ce qui
requiert le déplacement d’automobiles entre les zones.
Les caractéristiques principales en sont :
La consommation abusive du sol
Les densités faibles en moyenne, en comparaison avec les centres plus anciens
La dépendance de l’automobile
La fragmentation des espaces libres, les grandes séparations spatiales entre les zones urbanisées, un
paysage de dispersion
La séparation des usages en aires distinctes et isolées les unes des autres
Les immeubles commerciaux sur un seul niveau, répétitifs, entourés d’hectares de parkings
La carence d’espaces publics et de centres communautaires.
Eurorégion : désigne une coopération entre les régions et l'Union Européenne qui
apporte son aide à divers projets. Par extension, une "eurorégion" est une région transfrontalière qui transcende le découpage administratif de chaque pays, sans qu'il y ait pour autant fusion
territoriale des régions qui la composent.
Eurocité : ville européenne dont la taille et les activités la place au niveau
supérieur de la hiérarchie urbaine.
Fonction urbaine : rôle d'une ville
défini selon les secteurs économiques (fonctions commerciales, industrielles, de service...) et selon le pouvoir de commandement à différentes échelles (capitale régionale, nationale,
européenne...)
Fonctions métropolitaines : fonctions de direction de haut niveau sur le plan
politique, économique, culturel...
Forme urbaine : La notion de “forme urbaine” est employée régulièrement par les urbanistes, architectes, géographes et sociologues urbains. Elle présente un spectre de significations extrêmement large. Au sens large la forme urbaine désigne la forme des habitations, leur architecture, les structures paysagères. L'analyse typomorphologique classique tient toujours compte de l'échelle des hauteurs, des façades sur rue ou, au minimum, de la densité — même s'il existe quelques survalorisations du plan de la ville: « élément primordial de définition de la forme urbaine » selon Yedid (1981).
Le terme « forme urbaine » a été introduit dans les années 1970, à la suite de l'étude typologique de Venise de Muratori (1959), et de l'étude typo-morphologique de Padoue conduite par Aymonino et al. (1970). L'objet de la morphologie reste l'étude des « formes physiques et spatiales de la ville ». Les formes spatiales liées au vécu et à l'image mentale, rentrent aussi dans le cadre d'une géographie de la perception. Dans un chapitre intitulé: « Formes urbaines, mythes et symboles », Bailly et al. tentent de montrer que les plans des villes dérivent de formes géométriques simples: le cercle, symbole de « perfection et protection » —, le carré, figure d'« ordre et de stabilité », etc. selon les auteurs, les formes urbaines seraient des « formes de représentation de la ville » possédant un contenu symbolique (1995). Nous sommes là, c’est le moins qu’on puisse dire, aux antipodes de la forme urbaine comme structure matérielle.
Si la forme urbaine dérive d'une étude morphologique entendue au sens de classification ou de typologie, on parlera de type urbain. Cet usage ne se distingue du modèle urbain, qu'en ce qu'il suppose une approche descriptive et/ou comparative.
Si la forme urbaine est engagée dans la qualification d'une aire urbaine qui présente des caractères d'homogénéité et de continuité, on parlera de tissu urbain (tissu médiéval, haussmannien, pavillonnaire, etc.)
D’après Dominique Raynaud (sociologue) Forme urbaine: une notion exemplaire du point de vue de l’épistémologie des sciences sociales.
Fragmentation urbaine : une notion pluri-dimensionnelle
La définition la plus générale de la fragmentation urbaine est la dé-solidarisation de la ville, la
disparition d'un système de fonctionnement, de régulation et de représentation à l'échelle métropolitaine. Les symptômes de cette «maladie» de la ville : la crise des espaces publics comme lieux
de coexistence et de mise en scène des différences, les replis sur des espaces socialement et/ou ethniquement homogènes. Les causes du «mal» : un changement de mode de production dans la ville.
Des métropoles industrielles de type fordiste, où l'emploi d'une main-d'oeuvre de masse crée les conditions de fortes interdépendances et nécessite des systèmes redistributeurs, on passerait à
des métropoles post-fordistes, où l'essor des mobilités diffuses, celui du chômage de masse et du travail flexible, conduit à l'accroissement des écarts sociaux. Une abondante littérature décrit
ces tendances générales à l'éclatement des organismes urbains. Les termes employés varient et les réalités auxquelles il est fait référence sont diverses, mais les auteurs tombent d'accord sur
l'utilité d'une notion nouvelle, la «fragmentation», qui se distingue nettement de la ségrégation (qui sépare les groupes citadins mais n'empêche pas que tous soient englobés dans un même système
urbain).
Ce constat étant fait, n'aurait-on affaire finalement qu'au dernier avatar à la mode du concept de ségrégation ? Ou bien
l'émergence de la notion s'inscrit-elle dans les transformations idéologiques et scientifiques de la fin du XXe siècle, dans la mesure où la lecture en termes de ségrégation s'inspirait de la
pensée marxienne d'une société divisée en classes et d'espaces supports des rapports de domination économiques ?
Source : Elisabeth Dorier-Apprill | Philippe Gervais-Lambony Vies citadines Belin, Paris, France Collection : Mappemonde 2007
"La notion de fragmentation est très large et peut s’appliquer aujourd’hui à diverses facettes de l’analyse des territoires et des sociétés. En effet, si l’on s’en tient à une définition stricto sensu, la fragmentation est un « processus de division ou de différenciation de ce qui, antérieurement, était uni ou homogène » (Rosière, 2008). Aussi, elle implique toutes les échelles spatiales et sociales : fragmentation urbaine (ghettos et zones urbaines délaissées, mais aussi gated communities), fragmentation sociale (communautarisme), fragmentation ethnique (repli en identités régionales ou lokalpatriotismus, repli vers une identité ou des pratiques d'« origine »), fragmentation territoriale (sécessions, séparatismes). A chacun de ces différents niveaux, l’unité du territoire ou du groupe est menacée par diverses formes de particularismes, divers intérêts sectoriels ou associations d’intérêts se structurant dans un projet commun."
Gouvernance : La gouvernance est « la capacité des sociétés humaines à se doter de
systèmes de représentation, d’institutions, de processus, de corps sociaux, pour se gérer elles-mêmes dans un mouvement volontaire » (Pierre Calamane et André Talmant). Les dernières recherches
insistent sur l’urgence et l’ampleur des évolutions de nos modes de gouvernance, que ce soit à l’échelle mondiale, nationale, ou à celle de nos agglomérations. Il faut faire évoluer les modalités
de gouvernement, d'administration et d'expertise. La gouvernance implique de nouvelles modalités de décision et d'action plus partenariales, plus interactives et plus flexibles, plus négociées
qui utilisent les potentialités réflectives des acteurs et des sujets. La Loi Gayssot en obligeant le Débat Public tient compte de cette gouvernance des métropoles.
GPU : grand projet urbain. Les grands projets urbains visent à transformer les
grands ensembles qui posent le plus de problèmes. Des investissements importants en terme d'infrastructures et d'équipements sont programmés.
Hiérarchie urbaine : classement des villes selon les critères de taille (nombre
d'habitants) et de fonction (quantité, rareté, variété, des biens et des services offerts)
Hypertrophie : se dit de quelque chose qui est devenu trop gros, d'un développement
excessif ou anormal. En France, on a l'habitude d'évoquer l'hypertrophie de la capitale (synonyme : macrocéphalie : une ville capitale est devenue trop grosse, exagérément développée par rapport
à la population du pays et à celle des autres villes). Lyon a souffert de l'hypertrophie parisienne.
LOF : Loi d'orientation foncière. Votée en 1967, cette loi est à l'origine de
l'urbanisation contemporaine fixant les procédures (ZUP, ZAC) ou les plans directeurs (POS, SDAU)
Maillage urbain : semis de ville selon un modèle territorial où les unités urbaines sont réparties de manière régulière et obéissent à un centre de
commandement
"masse critique" ou " seuil de
métropolisation" : c'est la taille hypothétique à partir de laquelle une ville peut prétendre au rang de métropole. Une fois atteint, ce seuil permet aux activités de haut niveau de
s'agglutiner presque naturellement, attirés par la concentration des autres activités. Très convoitée, la recherche de la masse critique débouche sur une rivalité entre les capitales régionales,
qui font souvent figure de métropoles incomplètes.
Mégapole : très grande ville généralement de plus du'n million d'habitants. Souvent confondu avec
mégalopole. Elles ont tout particulièrement bénéficié des processus de mondialisation des dernières décennies.
En 2007, selon les statistiques de l'ONU, 19 mégapoles (megacities) dépassaient les dix millions d'habitants et
les villes de cette catégorie devraient être 26 en 2025.
Mégalopole : Terme forgé sur des racines grecques, d'abord appliqué à la Megalopolis
nord-américaine par J. Gottmann. On distingue habituellement deux autres megalopolis dans le monde, au Japon et en Europe. Le terme désigne des ensembles urbains reliés fonctionnellement (réseaux
de transports, communications). La mégalopole se distingue d'une conurbation par ses dimensions spatiales et son poids démographique. Par ailleurs, l'urbanisation n'y est pas forcément continue :
elle peut inclure des espaces ruraux, naturels (forêts, zones humides), des poches de marginalité.
À la différence de la métropole, la mégalopole ne relève plus d'une gestion locale, de proximité.
Métapoles : L'ensemble constitué par les villes-centres coalescentes, leurs nouveaux "centres périphériques" (edge-cities) forme des territoires que F. Ascher a proposé d'appeler métapoles, vastes aires urbaines de plus en plus peuplées mais aussi de plus en plus distendues, discontinues, hétérogènes et multipolaires. Il s'agit de prendre en compte le changement d'échelle et de forme des villes, lié à la révolution des transports et des télécommunications. La ville industrielle était monocentrée et radioconcentriques, caractérisée par une continuité du bâti urbain. La ville contemporaine est une vaste conurbation polycentrique et discontinue, c'est une ville hétérogène.
Métropole ("ville-mère") : terme
polysémique à ne pas confondre avec métropole d'équilibre. Grande ville concentrant population, activités et richesses. Les métropoles sont les têtes de réseau à différentes échelles : régionale,
nationale, mondiale. Elles étendent leur aire d'influence sur des territoires étendus. Elles sont au point d'articulation entre le processus de mondialisation et les territoires (sorte de "portes
d'entrée" de la mondialisation).
Métropole d'équilibre : agglomération aidée par les pouvoirs publics pour
contrebalancer l'influence excessive de Paris dans le cadre de l'aménagement du territoire. Inventé par la DATAR dans les années 1960-1970, ce concept est moins utilisé aujourd'hui même si le
rééquilibrage entre Paris et la province reste un thème d'actualité. Les 8 métropoles d'équilibre (Lille, Nancy, Strasbourg, Lyon, Nantes, Bordeaux, Toulouse et Marseille) se sont développées
davantage par le dynamisme de leur région et les logiques économiques que par les mesures gouvernementales. Après un abandon relatif au profit des "petites villes" et des" pays", la politique des
"métropoles d'équilibre" semble de nouveau d'actualité dans le contexte de la métropolisation. Dans un cadre européen, on prend conscience en France de l'insuffisance du réseau urbain en
métropoles régionales par rapport à l'Allemagne et à l'Italie.
Métropolisation : processus d'urbanisation qui conduit à renforcer les hiérarchies
urbaines par leur niveau supérieur.
- au sens spatial, c'est la tendance au regroupement des hommes dans et autour des plus grandes villes ou
métropoles.
- au sens fonctionnel, c'est la tendance à la concentration des activités de haut niveau (fonctions métropolitaines) dans
les grandes villes ou métropoles.
La métropolisation se traduit par une polarisation de l'espace sur les métropoles qui monopolisent la croissance
démographique, le développement économique et détournent les flux, au détriment de l'arrière-pays rural et des petites villes de la région.
Migrations pendulaires (ou alternantes) : déplacements quotidiens entre le lieu de
résidence et le lieu de travail. Ces mouvements pendulaires s'effectuent entre le centre et la périphérie, ou de périphérie à périphérie. En tant que bassin d'emploi, la métropole favorise les
migrations alternantes. L'aire urbaine se définit en grande partie par ces migrations domicile-travail.
Mitage : Étalement, sans plan d'urbanisme réellement cohérent,
d'infrastructures, de zones d'habitat, de zones d'activité, dans des espaces initialement ruraux (forestiers ou agricoles). Le phénomène de mitage s'observe en zone périurbaine, sous l'effet de
fortes pressions foncières ou/et touristiques et en l'absence d'une réglementation d'occupation du sol suffisamment cohérente et contraignante.Ne pas confondre avec l'habitat dispersé qui dans
certaines régions de bocage 5normandie, Bretagne existe depuis longtemps. Le mitage est un phénomène récent, il ne concerne pas les exploitations agricoles qui peuvent être dispersées au coeur du
finage (le territoire de la commune).
Mondialisation : tendance à l'organisation du monde en un seul système économique,
informationnel et politique
Multimodal, intermodal : se dit d'un système qui associe plusieurs réseaux de
transport (route, rail, voie d'eau, liaison aérienne).
Nébuleuse urbaine : ensemble de villes proches les unes des autres constituant sur
une cate un agrégat de ville semblable au nébuleuses dans le ciel.
Les espaces ségrégués ont une histoire qui s'inscrit généralement dans le long terme. Les anciennes villes coloniales - en particulier en Afrique - offrent aussi la démonstration que ségrégations raciale et sociale marquent le territoire sur une durée importante. La division fondamentale de l’espace s'organise alors en deux sous-ensembles : le village indigène et les quartiers européens. Souvent à l'origine, se trouve, comme à Abidjan après un arrêté de 1909, une ségrégation foncière.
Actuellement, de nombreuses villes émergentes sont en passe de connaître un nouveau statut, remplaçant celui de ville ségréguée, celui de « ville fragmentée »(cf fragmentation supra ) ou « segmentée », en particulier en Amérique latine. Car la ségrégation socio-spatiale, dans ses principes inégalitaires et hiérarchiques, conserve à la ville sa dimension organique.
Les espaces et les aires ségrégués peuvent aussi devenir des « espaces en sécession ».
Paradoxalement, un espace urbain peut être simultanément un espace ségrégué et, sur le plan culturel, un espace de métissage.
Source Wikipedia.
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Je vous remercie pour ce travail utile de précision de vocabulaires en géographie urbaine. Je suis enseignante aussi en lycée et devant la confusion des définitions des termes employés par certains manuels, cela clarifie les notions même si cela n'empêche pas de vérifier dans les livres de nos "maîtres". Annie
A compléter parle site Géonconfluences.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/urb1/MetropVoc.htm