le voyage à Paris : étape au Musée des Arts Décoratifs

Publié le par François Arnal

Le Musée des Arts Décoratifs a été récemment rénové.

La grande Galerie qui éclaire tout le musée occultée par des vélums de couleur.


Riches de 150.000 objets environ, les collections du musée des Arts décoratifs sont les témoins privilégiés de l’art de vivre français, du savoir-faire des artisans, des industriels, de la recherche et de la créativité des artistes, de la passion des collectionneurs, de la générosité des donateurs, du désir de transmettre...
Source  site officiel du musée :



C'est un musée proche du Musée du Louvre, sa visite vient compléter celle du Louvre et d'Orsay car ce musée s'intéresse aux  arts dits mineurs (vitrail, bijou, verre, mobilier, luminaire, décoration intérieure...).


Il permet de s'immerger dans une époque et de comprendre la façon dont les gens vivent chez eux grâce à la découverte de leur mobilier.
Ce musée propose de parcourir des collections allant du moyen age à nos jours.

Un miroir décoré par  Majorelle (Ecole de Nancy) avec des motifs inspirés des graines d'ipomées.

Pour coller au programme de première, nous avons choisi une visite guidée sur la période allant de 1890 à 1939.
Nous avons traversé les salles Art nouveau et Art Déco, à mon avis les plus intéressantes.

L'art nouveau marque le tournant du siècle, Paris invite le monde entier à son Expo Universelle et l'on découvre dans le "chemin de fer métropolitain" les entrées du sculpteur ébéniste Guimard.


 Ce dernier a fait l'objet d'une entrée en la matière dans une première salle du musée éclairée par le somptueux vitrail d'Eugène Grasset (1894) à la douceur symboliste.


Pour l'Art nouveau , les formes nouvelles rappellent la nature, les objets ou les meubles sont conçus comme des organismes vivant en pleine croissance.
La rampe d'escalier "Monnaie du Pape" de Louis Majorelle en fer forgé, acier poli, bronze doré et laiton date de 1906.


Guimard, Gallé (maitre verrier), Majorelle (ébéniste), s'inspirent de la nature et de la botanique pour agrémenter leur décoration de volutes, de fleurs ou de tiges naissantes et sinueuses qui à force d'exagération ont fait qualifier ce style de style "nouille" (cf Mucha).



Le chiffonnier antropomorphe d'André Gout Paris vers 1925 : on y sent l'influence du surréalisme (acajou gainé de galuchat, poignées en ivoire).

L'art Déco rempace l'Art nouveau après la guerre, Paris réinvente le luxe veut oublier les horreurs de la guerre, les automobiles et les avions parcourent à grande vitesse les routes et le ciel, les femmes se coiffent et s'habillent à la "garçonne". Paris est toujours la capitale mondiale de l'art.


C'est le retour à la géométrie dont sortira le cubisme, le retour à la ligne droite, aux ornements abstraits ou stylisés, aux couleurs vives et contrastées.

La commode de Paul Iribe, Paris 1912. (acajou, tulipier, et galuchat teinté vert ébène : le galucha est une peau de poisson plaqué sur le bois(.


Mais c'est en 1925 qu'une nouvelle rupture s'effectue , l'Exposition internationale des  arts décoratifs accueille les "modernes" ou le courant moderniste qui prendra plus tard le nom de "fonctionnaliste".


 Avec Charlotte Perriand, Jeanneret et Le Corbusier l'avant garde expose des meubles utilisant des matériaux industriels courants des tubes d'acier chromés comme la fameuse chaise longue basculante de Perriand et Le Corbusier datant de 1928.

La nouvlle version de la chaise Charlotte Perriand datant de 1940 (chêne, hêtre et bambou)

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traveler 13/04/2007 08:39

Salut! quelle beauté est ce musée! Paris sera ma narration suivante, et maintenant je ''voyage'' par l'Inde! Passe par moi!