Wadi Fukin : un village de Palestine

Publié le par François Arnal

L'eau entre abondance et rareté.
seconde 1
étude de cas suite
un village de Palestine aux prises avec le manque d'eau

La Terre vue du ciel : l'Eau
Diffusion sur France 2, le 4 janvier à 20h50
Réalisateur : Xavier Lefebvre
Produit par France Télévision Distribution


L'objectif de cette séance consistait à visionner un extrait du reportage de Y. A. B sur le village de Wadi Fukin en Palestine et de le résumer en une dizaine de lignes.
Trois élèves ont pu lire à haute voix leur travail, il fut évalué et les questions sur le partage de l'eau nous ont permis d'avancer dans le sujet . Il fut suivi d'un débat et de quelques explications complémentaires.



Résumons nous :

Wadi Fukin est un petit village niché dans une vallée à l'Est de Bethléem en Palestine (Cisjordanie). Depuis trois siècles trois familles se partagent l'eau afin de pratiquer une agriculture irriguée en terrasses.
Les agriculteurs recueillent l'eau dans de grands réservoirs et procèdent à une irrigation gravitaire sur leurs champs de légumes (tomates, concombres, courgettes, aubergines, oignons...) mais également des fruits (raisins, amande et huile d'olive). Ils disposent également de réservoirs pour stocker l'eau de source ou l'eau de pluie.
Depuis quelques années le village de Wadi Fukin est encerclé par la colonie de peuplement israélienne de Betar Illit et par la construction de la barrière de sécurité d'Israël (le mur pour les palestiniens).
Depuis le bilan des eaux est perturbé. L'eau ne s'écoule plus normalement, l'infiltration bloquée par les constructions et les routes en amont tarit la nappe d'eau et les sources.
En plus l'eau usée des israéliens pollue les maigres ressources des palestiniens.
YAB propose comme solution le commerce des produits avec les israéliens mais la solution est ailleurs dans le partage de la ressource ou dans l'amélioration des techniques d'irrigation (les israéliens pouvant apprendre des techniques modernes comme le goutte à goutte aux palestiniens qui cultivent leurs terres irriguées comme jadis.


Voici la description de ce village sur un site Internet belge :

J’arrive enfin à Wadi Fukin ,où je suis accueillie par Nasser. Wadi Fukin est un merveilleux petit village avec ,aux pieds d’une jolie mosquée , un jardin d’enfants et un nouveau bâtiment destiné à devenir bientôt une maison de loisirs pour les jeunes et pour les activités féminines. Tout autour du village blotti entre les collines , les herbes vertes et fleuries de la vallée . Dans le creux de la vallée , un cours d’eau qui chante . En aval : des cultures et des serres , le jardin du village en quelque sorte … Mais ce petit « village oublié » comme le surnomment les habitants , est menacé . Nasser me montre la colline éventrée à l’ouest : ce sont les travaux d’agrandissement de la colonie (illégale bien entendu ) de Betar Illit , sur la colline en face , à l’est, m’explique-t-il, c’est Mevo Betar construite sur la Ligne verte et qui s’étend aussi vers le village . Plus tard, je rejoins un groupe d’Internationaux à qui notre guide , Ata, explique que l’encerclement ne se limite pas aux colonies : selon la logique d’apartheid et d’épuration voulue par l’occupant , un Mur devrait enfermer le village , l’entourer , en frôlant les maisons installées dans la vallée de part et d’autre de la route principale, passant à quelques mètres des habitations . Il nous montre le plan publié par OCHA ,l’organisation humanitaire de l’ONU : le village serait complètement enfermé sur lui-même , privé une fois encore de ses terres agricoles et il ne devrait y avoir qu’un passage.

Retrouver un article du Guardian sur le village de Wadi Fukin traduit sur ce site.

Retrouvez le village sur google Maps ou google Earth :

Wadi Fukin Map — Satellite Images of Wadi Fukin original name : Wādī Fūkīn

geographical location: West Bank, Asia
geographical coordinates: 31° 42' 0" North, 35° 6' 0" East


Voici un extrait du commentaire de l'émission dans la revue Télérama :

S'il s'échine un peu trop à nous en mettre plein les mirettes, Yann Arthus-Bertrand a le mérite de poser des questions pertinentes sur l'avenir d'une ressource ô combien précieuse et menacée. Un état des lieux qui nous transporte du Proche-Orient au désert californien (...°
Passant en revue une série de problématiques liées à l'eau douce, ce deuxième volet de " Vu du ciel " nous entraîne dans une quinzaine de lieux, en Israël, en Palestine, en Jordanie, au Mali, au Brésil. Et à Las Vegas où, pour anticiper l'inévitable épuisement des nappes phréatiques enfouies dans le désert, on envisage sérieusement de puiser très loin l'eau nécessaire à l'alimentation des piscines et fontaines géantes (...)
La réalisation privilégiant les prises de vue spectaculaires, on peut trouver certaines séquences un brin tape-à l'œil, mais ne chipotons pas. S'emparant d'un thème moins balisé que le premier volet (consacré à la biodiversité, un succès d'audience lors de sa diffusion il y a deux mois), ce documentaire truffé de belles images se révèle globalement fort instructif. (Télérama)


Retrouvez les plus belles photos de YAB sur ce site :
ainsi qu'un entretien avec le photographe.
pour en savoir plus :
ici :

Cette étude  de conflits géopolitiques liés à l'eau s'est faite aujourd'hui à grande échelle, il faudra changer d'échelle pour élargir le sujet.

Demain nous restons au Proche Orient avec le module sur le haut barrage d'Assouan.

Publié dans géographie seconde

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François Arnal 03/01/2013 16:02


a compléter par cet article : http://www.ism-france.org/analyses/Wadi-Fukin-un-village-de-Cisjordanie-qui-n-a-nulle-part-ou-aller-avec-les-colonies-et-la-Barriere-israeliennes-article-5685

jessy 23/01/2007 20:59

j'ai mis un nouveau schéma du cicle du traitements des eaux ainsi que le schema que j'ai travaillé donc si vous avez du temps faite un tour sur mon blog dans les dernieres pages.D'autres part j'ai bien analysé tous vos document et j'ai une critique a portée a yann arthus bertrand.Pour moi,il parle d'eau et de ressources mais il oublie quand meme de citer l'amazonie;l'une des plus grande ressource mondiale donc ainsi les lieux ou l'homme n'explote pas l'eau en abondance.en effet il n'a pas assez elargit son reportages.                             merci jessy