euthanasie : le droit de mourir dans la dignité ?

Publié le par François Arnal

Le prochain débat d'ECJS portera sur l'euthanasie.




Un article publié l'an passé sur ce blog existe déjà. Allez le consulter.
Mais l'actualité a depuis évolué et au delà de nos frontières la question de la mort administrée volontairement s'est posée à plusieurs reprises.

L'affaire la plus récente pour laquelle vous pouvez trouver des détails se passe en Espagne.
Le Monde y consacre un article dans son édition du 20.01.07.

Des militants espagnols pro-euthanasie ont aidé une femme malade à mourir
LE MONDE |  | •  Mis à jour le 20.01.07
MADRID CORRESPONDANTE
Madeleine avait décidé de "cesser de ne plus vivre". Elle s'est donné la mort, vendredi 12 janvier, dans son petit appartement d'Alicante avec vue sur la Méditerranée. Cette Française âgée de 69 ans, installée depuis vingt ans en Espagne, souffrait d'une maladie dégénérative incurable qui la paralysait peu à peu, la sclérose latérale amyotrophique. Déjà, elle était clouée dans une chaise roulante. Membre d'une association pro-euthanasie, Droit à mourir dignement, elle s'est entourée de quelques militants de cette association au moment d'absorber le mélange mortel de médicaments qu'elle avait mêlé à de la glace.

"Je suis dans un nuage..., mais contente, vraiment, je vais m'en aller tout doucement. (...) Je suis très bien", aurait-elle dit avant de sombrer dans l'inconscience, selon le long reportage que lui a consacré le quotidien espagnol El Pais, mercredi 17 et jeudi 18 janvier. La journaliste a longuement parlé avec Madeleine au long du mois de décembre 2006. Celle-ci lui avait raconté sa vie et parlé de sa mort...




Le site de TF1 fait le point sur la question et vous permettra de lire les réactions des lecteurs.
Cela vous aidera poser vos questions pour préparer le débat.

Un autre cas intéressant est à étudier, celui de Piergiorgio Welby en Italie en Décembre 2006 :

L'Eglise refuse les funérailles religieuses à Piergiorgio Welby
Article paru dans l'édition du Monde  24.12.06
   

L'Eglise catholique italienne a refusé, vendredi 22 décembre, des funérailles religieuses à Piergiorgio Welby, mort, mercredi 20 décembre, après avoir été, selon ses voeux, débranché du système d'assistance respiratoire le maintenant en vie. La famille de ce malade souhaitait qu'il soit enterré dans sa paroisse.
Dans un communiqué, le vicariat de Rome a déclaré qu'il « ne pouvait accéder » à cette demande, Piergiorgio Welby ayant « affirmé à plusieurs reprises et en public son désir de mettre fin à sa vie, ce qui va à l'encontre de la doctrine catholique ». En cela, l'Eglise juge que son cas est « plus grave » qu'un simple suicide, la personne qui se tue n'étant pas nécessairement en pleine possession de ses facultés mentales. L'Eglise, ajoute le vicariat, « priera pour le salut éternel du défunt ».
Le cas Welby divise l'Italie. Pour le médecin qui a débranché le système respiratoire, il ne s'agit pas d'une euthanasie, interdite, mais de l'application du droit constitutionnel à refuser un traitement.
- (source Reuters.)

Retrouvez le cas de Florence dans l'actualité du 05.02.06
 Laisser mourir... de faim
Article paru dans l'édition du Monde.
Quand les traitements ont été interrompus, faut-il aussi stopper l'alimentation artificielle ? La loi d'avril 2005 sur la fin de vie le permet, mais la réponse n'est pas simple.
Extraits :

Que penser du cas de Florence ? Atteinte d'une tumeur cérébrale, cette femme de 52 ans est admise un 15 mai, après l'aggravation de sa maladie, au service de soins palliatifs de l'hôpital parisien Les Diaconesses. Hémiplégie progressive, difficulté d'élocution, crises convulsives, elle ne veut pas que son entourage la voie devenir aphasique et grabataire. « On a beaucoup discuté. On avait convenu de ne faire aucun acharnement thérapeutique à partir du moment où la maladie l'empêcherait de communiquer et de parler », se souvient le médecin. Pendant trois semaines, Florence parvient à profiter des visites de ses copines. Puis son état empire. Elle ne peut presque plus bouger, commence à avoir des troubles de déglutition et des « fausses routes » (l'alimentation qui passe dans les voies respiratoires).
Placée sous corticoïdes, anxiolytiques, antidépresseurs, elle navigue entre phases de désespoir et de présence. « Elle était, à certains moments, tout à fait désespérée, elle faisait des crises de larmes impressionnantes, elle a demandé à être sous sédation partielle, raconte le docteur Desfosses.

C'est en prenant conscience du niveau de l'opinion publique que l'on peut réagir.
Vous devez apprendre à dégager des arguments pour ou contre une question afin de vous forger une opinion.
L'ECJS est une éducation citoyenne, vous devez donc connaitre les législations, les jurisprudences.

En instaurant le droit à « laisser mourir », la loi française du 22 avril 2005 relative à la fin de vie a fait avancer la question.
Les députés Jean Léonetti (UMP), Nadine Morano (UMP) et Gaëtan Gorce (PS), à l'origine de la nouvelle loi, considèrent que si cette législation avait été en vigueur en 2003 il n'y aurait pas eu d'affaire Humbert. « Vincent aurait demandé et obtenu l'arrêt de l'alimentation artificielle dont dépendait sa vie, et il aurait bénéficié d'un accompagnement de soins palliatifs », font-ils valoir.



Marie Humbert, qui a bénéficié d'un non-lieu après avoir aidé son fils tétraplégique à mourir à sa demande, a jugé "inadmissible", mardi 13 juin 2006, le renvoi devant les assises de Dordogne d'un médecin et d'une infirmière dans une affaire d'euthanasie. Vincent Léna, président du "Mouvement national pour une loi Vincent Humbert", a lui aussi dénoncé ce qu'il considère comme une "injustice".
Marie Humbert a été entendue, mardi, au Parlement européen, avec l'espoir de lancer le débat sur la dépénalisation de l'euthanasie à l'échelle européenne.



Recherchez au CDI l'article du Monde en archive : paru dans l'édition du 06.04.06.

Fin de vie : les insuffisances d'une loi
Extrait de l'article :
 
"La loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, votée le 22 avril 2005 par le Parlement, est désormais totalement applicable. Les trois décrets nécessaires - notamment celui ouvrant la possibilité à chaque personne majeure de rédiger des « directives anticipées » - ont été publiés il y a quelques semaines. Quant à la dramatique affaire du jeune tétraplégique Vincent Humbert - sans laquelle le Parlement n'aurait pas légiféré -, elle s'est achevée par un non-lieu général. Pour autant, le débat sur la fin de vie est loin d'être clos."

Source Le Monde multimédia.

Vous devez également faire le tour de l'Europe ou du monde pour comprendre ce qui se passe ailleurs sur le sujet.
Bonne recherche.

Publié dans ECJS seconde

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Commenter cet article

ced 07/03/2015 16:27

MOURIR DANS LA DIGNITE ,
OK, MAIS EUX ?
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