Le voyage de Vargas Llosa au cœur du conflit israélo-palestinien

Publié le par François Arnal

Le voyage de Vargas Llosa
au cœur du conflit israélo-palestinien






© F Arnal 2005 Droits réservés

LE MONDE | 13.10.05 |


Mario Vargas Llosa est péruvien. Né en 1936, il a pris la nationalité espagnole en 1993. Il est depuis les années 1950 l'un des chefs de file de la littérature latino-américaine, avec des romans tels que La Ville et les chiens, La Maison verte, Tante Julia et le scribouillard.




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Dans le journal Le Monde, V. Llosa nous rapporte ses impressions d'un voyage en Israël où il a rencontré des israéliens victimes des attentats terroristes palestiniens.
Il a recueilli le témoignage d'Ariel Scherbakovsky né à Jérusalem, il y a vingt-cinq ans, mais vivant maintenant à Tel-Aviv. Venant de cette ville accablée d'histoire, oppressante et réactionnaire qu'est Jérusalem, Tel-Aviv représente le visage le plus ouvert, moderne et démocratique d'Israël.  Ariel est un fils d'immigrés argentins ,  il parle espagnol .




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"Une photo le montre baignant dans son sang et l'air hagard, comme s'il ne savait pas où il se trouvait, qui il était, ni ce qui s'était passé. Ce n'est que pendant son transfert à l'hôpital que la douleur devint insupportable. Il resta un mois et demi en soins intensifs, trois semaines endormi et sous respiration artificielle. Alors qu'il était en convalescence, il apprit que les terroristes étaient deux musulmans britanniques, d'origine pakistanaise, qui vivaient à Londres et avaient été recrutés et entraînés par le Hamas".



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"Je n'ai pas eu beaucoup de séquelles et aucun traumatisme, dit-il, comme pour s'excuser. Seulement une grande tristesse, que rien ne pouvait me faire passer. Un des morts était un grand ami, un guitariste. Une tristesse pour tout le monde, qui devient parfois comme quelque chose de physique. Et je ne peux plus m'exposer au soleil, parce que j'ai la peau abîmée. Ce qui m'a fait du bien c'est de me remettre à la basse et, surtout, dès que j'ai pu marcher, de refaire de la musique, la nuit, au Mike's Place."



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Ariel ne s'est jamais intéressé à la politique. Il n'éprouve pas de haine, pas même pour le terroriste qui a failli les tuer, Sagit et lui. "C'est un monde fou , dit-il. Je ne comprends pas ces gens qui considèrent la terre comme quelque chose de sacré, et que la terre rend fanatiques. Je soutiendrai tout accord qui apporterait la paix, même s'il fallait rendre aux Palestiniens une partie de Jérusalem. Je sais qu'on a commis à leur égard beaucoup d'injustices."

La suite sur Le Monde daté du 13/10/05.
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