Festival de Géo

Spécial FIG
 Festival International de Géographie
 Saint-Dié-des-Vosges 29/09/05 au 2/10/05

Le monde en réseaux : lieux visibles, liens invisibles
Principaux liens sur ce blog.
réseaux de transport.
____________________
  1. Créer un blog en histoire géographie ?
  2. Apprendre à utiliser les TICE. : un blog : c'est quoi au juste ?
  3. Le monde en réseaux : présentation du FIG
  4. Lyon et le projet Lyon Confluence :
  5. Le vocabulaire de la géographie urbaine : glossaire
  6. Album photo : paysages lyonnais autour de Perrache.
  7. Album photo vues aériennes
  8. La gare de Lyon Perrache.
  9. Le tunnel de Fourvière.
  10. La gare de Lyon Part-Dieu.
  11. La confluence Rhône Saône.
  12. Des outils sur Internet.
  13. Les cartes de l'agence d'urbanisme de Lyon.
  14. Module : réseau de transport urbain
  15. L'accès à l'information géographique sur Internet.
  16. en direct du FIG
  17. en direct du FIG 2

Wikimapia

y=45530831&x=4272652&z=17&l=2&m=s width=250 height=250 frameborder=0> 
Vendredi 30 mars 2007
Le Musée des Arts Décoratifs a été récemment rénové.

La grande Galerie qui éclaire tout le musée occultée par des vélums de couleur.


Riches de 150.000 objets environ, les collections du musée des Arts décoratifs sont les témoins privilégiés de l’art de vivre français, du savoir-faire des artisans, des industriels, de la recherche et de la créativité des artistes, de la passion des collectionneurs, de la générosité des donateurs, du désir de transmettre...
Source  site officiel du musée :



C'est un musée proche du Musée du Louvre, sa visite vient compléter celle du Louvre et d'Orsay car ce musée s'intéresse aux  arts dits mineurs (vitrail, bijou, verre, mobilier, luminaire, décoration intérieure...).


Il permet de s'immerger dans une époque et de comprendre la façon dont les gens vivent chez eux grâce à la découverte de leur mobilier.
Ce musée propose de parcourir des collections allant du moyen age à nos jours.

Un miroir décoré par  Majorelle (Ecole de Nancy) avec des motifs inspirés des graines d'ipomées.

Pour coller au programme de première, nous avons choisi une visite guidée sur la période allant de 1890 à 1939.
Nous avons traversé les salles Art nouveau et Art Déco, à mon avis les plus intéressantes.

L'art nouveau marque le tournant du siècle, Paris invite le monde entier à son Expo Universelle et l'on découvre dans le "chemin de fer métropolitain" les entrées du sculpteur ébéniste Guimard.


 Ce dernier a fait l'objet d'une entrée en la matière dans une première salle du musée éclairée par le somptueux vitrail d'Eugène Grasset (1894) à la douceur symboliste.


Pour l'Art nouveau , les formes nouvelles rappellent la nature, les objets ou les meubles sont conçus comme des organismes vivant en pleine croissance.
La rampe d'escalier "Monnaie du Pape" de Louis Majorelle en fer forgé, acier poli, bronze doré et laiton date de 1906.


Guimard, Gallé (maitre verrier), Majorelle (ébéniste), s'inspirent de la nature et de la botanique pour agrémenter leur décoration de volutes, de fleurs ou de tiges naissantes et sinueuses qui à force d'exagération ont fait qualifier ce style de style "nouille" (cf Mucha).



Le chiffonnier antropomorphe d'André Gout Paris vers 1925 : on y sent l'influence du surréalisme (acajou gainé de galuchat, poignées en ivoire).

L'art Déco rempace l'Art nouveau après la guerre, Paris réinvente le luxe veut oublier les horreurs de la guerre, les automobiles et les avions parcourent à grande vitesse les routes et le ciel, les femmes se coiffent et s'habillent à la "garçonne". Paris est toujours la capitale mondiale de l'art.


C'est le retour à la géométrie dont sortira le cubisme, le retour à la ligne droite, aux ornements abstraits ou stylisés, aux couleurs vives et contrastées.

La commode de Paul Iribe, Paris 1912. (acajou, tulipier, et galuchat teinté vert ébène : le galucha est une peau de poisson plaqué sur le bois(.


Mais c'est en 1925 qu'une nouvelle rupture s'effectue , l'Exposition internationale des  arts décoratifs accueille les "modernes" ou le courant moderniste qui prendra plus tard le nom de "fonctionnaliste".


 Avec Charlotte Perriand, Jeanneret et Le Corbusier l'avant garde expose des meubles utilisant des matériaux industriels courants des tubes d'acier chromés comme la fameuse chaise longue basculante de Perriand et Le Corbusier datant de 1928.

La nouvlle version de la chaise Charlotte Perriand datant de 1940 (chêne, hêtre et bambou)
par François Arnal publié dans : Voyage, voyages...
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 mars 2007
La remise des prix du concours Paris au moyen age.

Aidez nous à améliorer ce voyage d’étude !

Afin d'améliorer nos pratiques, nous avons besoin d'un retour de la part des élèves sur le voyage à Paris.
Nous vous demandons donc de répondre aux questions suivantes  sous la forme d'un commentaire au bas de cette note  :
Respecter la numérotation et l'ordre des 5 questions.
Merci pour votre collaboration.

Les 1 ES 3 au Mémorial de la Shoah : le contrôle à l'entrée y est très strict...

IMPRESSIONS ET COMMENTAIRES SUR LE VOYAGE A PARIS 2007


 
1.    L’organisation générale du voyage (visites, horaires, déroulement, transport, hébergement, restauration…)
2.    Parmi les activités proposées, classez celles qui vous ont le plus intéressées.
3. Quelles sont les activités que l’on pourrait supprimer ? (en tenant compte qu’il s’agit d’un voyage de classe et non d’une colonie de vacances ou d’une sortie de centre social…)
4.    Les explications  (orales ou écrites) données pendant le voyage (dans le car, sur les lieux visités) vous ont-elles paru utiles ou superflues ?
5.    Commentaires libres sur le voyage . Qu’est-ce qui vous a le plus marqué, qu’est-ce qui a changé dans votre relation avec le lycée et les profs, avec l'histoire géo … ?

Devant la maquette du Ghetto de Varsovie au Mémorial de la Shoah.
 

N'oubliez pas le concours photo, profitez des vacances pour envoyer vos travaux aux profs.


Gilles Sabatier commentant l'Enterrement à Ornans au Musée d'Orsay

Allez vous balader sur le blog de Gilles Sabatier, il a rédigé de nombreuses notes sur ce voyage.

Si vous souhaitez rédiger vos propres notes allez sur le blog élève,  tout est expliqué sur cette note. Demandez moi par mail les identifiants et mot de passe.
par François Arnal publié dans : Voyage, voyages...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 mars 2007

Dans le cadre de la Semaine de L'Environnement et du Développement durable,
les élèves du lycée François Mauriac ont eu l'occasion de visiter la station d'épuration des eaux usées des Trois Ponts.

Le Développement Durable

"Capacité des générations présentes à satisfaire leurs besoins en permettant aux générations futures de satisfaire leurs propres besoins"
(définition de l'ONU).


Les trois communes d'Andrézieux-Bouthéon, de St-Just-St-Rambert et de Bonson se sont associées pour un équipement collectif géré par la SAUR.


Cette station est construite en 1988 mais elle a été agrandie  rapidement car sa capacité de traitement pour 30 000 équivalents habitants s'avérait insuffisante. L'extension des ouvrages a permis de porter la capacité à 45 000 EH.


Son volume de traitement est de 12 900 m3/j et peut être portée en pointe à 18 000.



Ce sont les élèves de 1S1 qui ont visité cet équipement dans le cadre de leur cours de géographie.
 Ils étudient en ce moment la question des "milieux entre nature et société". Ils ont eu l'occasion de trouver une application concrète de leur cours que le milieu, l'environnement, la nature, les rejets et le développement durable.

Le concept de développement durable

Le développement durable a pour objectif une utilisation rationnelle des ressources non renouvelables. L'intégration de la notion de développement durable au sein d'une Société entraine une révision de sa stratégie de développement à long terme en intégrant de nouveaux critères (écologiques et sociaux) dans les prises de décision. Une entreprise pourra être qualifiée de "citoyenne" quand elle s'efforcera de diminuer les impacts négatifs et de multiplier les impacts positifs de ses activités.

Le développement durable repose ainsi sur trois fondements :

. la rentabilité économique

. l'équité sociale


. le respect de l'environnement

Source : SAUR


La question de la localisation spatiale a été abordée à propos de l'emplacement de cet équipement en liaison avec la bassin versant et l'inter-communalité.


La visite était assurée de main de maitre par les deux agents qui dirigent ce centre à l'aide d'une troisième personne.


Que sont les eaux usées ?

Les eaux usées sont de trois types :

  • les eaux usées domestiques : provenant de l'usage domestique de l'eau elles comprennent les eaux ménagères, provenant de la cuisine et de la salle de bain, et les eaux "vannes", provenant des rejets des toilettes. Ces eaux sont surtout chargées en pollution organique (débris organiques, détergents, graisses, germes fécaux...)
  • les eaux usées industrielles : provenant de l'usage de l'eau par les industries, elles contiennent des matières organiques, azotées, phosphorées, des produits toxiques, des métaux lourds, des hydrocarbures...
  • les eaux pluviales : au cours de leur chute, ces eaux se chargent des particules polluantes présentes dans l'air. Si le réseau est dit unitaire, ces eaux rejoignent les eaux usées domestiques.
  • Au cours de son utilisation, l'eau potable est souillée par de nombreux produits et déchets.
  • Source : http://www.saur.fr/fr/



Les élèves scientifiques ont eu l'occasion de tester leurs connaissances en biologie, physique ou chimie concrètement grâce aux questions judicieuses du maitre de cérémonie.


Les odeurs fortes ne sortent pas de la station et sont traitées  par procédé physico-chimique (tour acide).


Les déchets solides sont traités par une unité de compostage pour une valorisation agricole. Les déchets servent ainsi d'engrais naturels dans les champs voisins évitant l'utilisation d'engrais chimiques contaminant à leur tour les eaux de consommation pour les riverains. C'est un cercle vertueux.


L'eau est dans un premier temps prétraitée mécaniquement puis traitée biologiquement. Quand elle ressort de la station (photo ci dessus), elle peut rejoindre la Loire et sera en aval réutilisée par d'autres stations de traitement.
par François Arnal publié dans : Géo Première
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 27 mars 2007

   
Le soir du premier jour est consacré à la visite de la Tour Eiffel éclairée.

L'occasion de réfléchir du point de vue de la géographie à la présence d'un haut lieu du tourisme de masse, d'un haut lieu du tourisme mondial, d'un archétype de la ville de Paris.
Le désir de pratiquer le tourisme, de se rendre sur un lieu s'explique par de multiples raisons :
Dans un premier temps les géographes ont répondu de façon déterministe (les conditions naturelles ou historiques expliquant la présence ou l'émergence d'un site).
De nos jours la géographie culturelle réoriente les investigations sur les questions de représentations ou de perceptions.



Bernard Debarbieux, géographe  estime que la Tour Eiffel est un haut lieu, un lieu attribut, allégorie du territoire. Les hauts lieux pour G Lussault ont une signification sociale, ils jouent le rôle d'emblèmes pour les groupes sociaux qui les créent et en font usage.

"Dans ces conditions, territorialiser un espace consiste pour une société, à y multiplier les lieux, à les installer en réseaux à la fois concrets et symboliques".
Guy Di Méo, géographie sociale et territoires, Nathan université 1998 p 41.

- Quelles sont les raisons conscientes ou inconscientes qui nous poussent vers les lieux ?
- Pourquoi étions-nous si nombreux ici alors que là il n'y avait personne ?
- Les motivations  et les comportements des touristes trouvent leur expression dans les valeurs, les modes et les produits offerts par les sociétés.

Notre société industrielle issue de la révolution du fer et de l'acier trouve son symbole dans ce monument construit en 1889 à l'occasion de l'Exposition Universelle

- Pourquoi se rendre ici ?
- Pourquoi tant de succès ?
- Pourquoi cet édifice (devenu monument classé) tant décrié à son époque par certains est devenu le symbole iconique de Paris ?



"Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu'ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l'art et de l'histoire française menacés, contre l'érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse tour Eiffel que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d'esprit de justice a déjà baptisée du nom de Tour de Babel.
Sans tomber dans l'exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au dessus de ses rues, de ses boulevards élargis le long de ses quais admirables, au milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le genre humain ait enfantés.
L'âme de la France, créatrice de chefs-d'œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres. L'Italie, l'Allemagne, les Flandres, si fières, à juste titre, de leurs héritages artistiques, ne possèdent rien qui soit comparable, aux nôtres et, de tous les coins de l'univers, Paris s'attire la curiosité et l'admiration.
Allons-nous donc laisser profaner tout cela ?"
Dés 1887, certains artistes publient ,dans le journal "Le Temps,une lettre ouverte adressée a Monsieur Alphand,Directeur général des travaux de l’exposition.



- Pourquoi notre élève brésilien convié au voyage a t-il acheté pour ses amis restés au pays autant de petits porte-clés de la tour vendus à la sauvette par les marchands sénégalais ?
- Pourquoi cette volonté de se faire photographier face au monument qui nous dépasse de ses 324 mètres ?
- Pourquoi dans la file d'attente nous étions entourés de russes, de chinois, de polonais, d'italiens, d'espagnols, de... tant de visiteurs (plus de 222 millions de visiteurs depuis son ouverture, 6 428 441 en 2005, plus les 115 élèves de François Mauriac).

   
         


Deux millions de personnes la première année, plus de six millions et demi par an aujourd'hui, la Tour Eiffel attire les foules : carrefour du monde entier, plus de 220 millions de visiteurs de tout pays y sont venus depuis sa construction. Rien d'étonnant à cela : tous les sondages le prouvent, la Tour est le premier monument qui symbolise le mieux l'Europe. Et celui que les touristes aiment visiter en priorité.
Source


A propos du tourisme de masse voici le point de vue d'une géographe : Florence Deprest

Tourisme de masse, c'est déjà deux mots...
Deux mots pour quatre milliards de voyages par an (OMT).
Deux mots et mille et une images négatives. Des "Bronzés font du ski" aux "Bidochons en voyage organisé", le touriste n'en finit pas d'être l'objet de notre risée, d'être objet. qui se dit touriste ? Personne.
Les touristes, ce sont toujours les autres. Ceux qui nous dérangent dans notre rapport privilégié aux lieux, qui nous empêchent de jouir du lieu.
La critique se fait aussi plus érudite, lorsque écologistes, historiens, sociologues, géographes dénoncent les méfaits du tourisme. C'est que le tourisme de masse détruit les sites et colonise les sociétés d'accueil.
Alors faut il "tuer les touristes ?" comme on le propose par provocation.
(P. Frances, Faut il tuer les touristes ? in Les vacances, Revue Autrement, 1990.)
Mais les touristes, c'est nous : dès que , en dehors de raisons professionnelles, nous quittons notre domicile pour séjourner ou parcourir des lieux autres. ET , en tant que sujet du tourisme, notre expérience n'est jamais  aussi mortifère et aliénante que celle dénoncée par cette littérature.

Ce hiatus nous interpelle en tant que géographe, c'est à dire producteur d'une science sociale qui s'attache à comprendre "cette oeuvre humaine qu'est la production et l'organisation de l'espace".
Un activité qui modifie les lieux jusqu'à les détruire comment est-ce possible ?
Florence Deprest, Enquête sur le tourisme de masse L'écologie face au territoire Belin  Paris 1997.



la vue en direction du nord : le Trocadéro et la défense au loin
   
 
Un récent sondage montre la notoriété de ce lieu en rapport avec les hauts lieux du tourisme mondial.

Question : Citez trois monuments européens que vous connaissez, ne serait-ce que de nom ?

Pour les italiens, anglais, espagnols, allemands, étatsuniens, japonais la tout Eiffel vient en tête.
La Tour Eiffel devance L'Acropole, Big Ben, l'Alhambra, le Mont Saint Michel, la Tour de Pise, la Porte Brandebourg, le château de Versailles.    


La tour est le 1er monument symbolique de l'Europe  :

Question : Parmi les monuments européens suivants, quel sont les deux qui selon vous symbolisent le mieux l'Europe ?

La Tour Eiffel vient en tête devant les autres lieux cités ci dessus.
Sondage effectué par la SOFRES entre le 15 mars et le 2 avril 1996, auprès d'échantillons d'habitants dans chacun des 6 pays.


pour retrouver les chiffres de la notoriété :

Le Musée du Quai Branly et le jardin de Gilles Clément éclairé de bleu se repère facilement.


La mondialisation et le tourisme :



"La géographie des mouvements est commandée par celle des valeurs conférées aux lieux".
 Paul Claval.


L'évolution des statistiques de fréquentation est révélatrice de l'émergence de nouvelles nationalités accédant au tourisme mondial
Dans les derniers chiffres émergent les russes et les chinois ou encore les coréens. Cette analyse de fréquentation illustre la mondialisation.

Nous retrouverons la même thématique à propos du musée du Louvre et des problèmes que cela pose.

la vue en direction de l'Ouest


"L'observation des images prégnantes et dominantes dans une époque et une société données informe grandement sur les valeurs  affectives et symboliques accordées à certains espaces magnifiés ou mythifiés, d'autant plus convoités qu'ils sont associés à des pratiques considérées comme valorisantes, c'est toute une géographie du désir et du plaisir qui vient superposer sa trame spécifique à la géographie du travail, de la production ,des échanges et de l'habitat permanent."
G. Cazes, Fondements pour une géographie du tourisme et des loisirs Bréal 1992 p 77
par François Arnal publié dans : Géo Première
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 25 mars 2007
Quelques éléments sur Versailles et son jardin, des liens Internet pour prolonger virtuellement la visite ou pour se rappeler une découverte trop rapide et trop copieuse.

La longue aile du Nord réalisée après 1678 et l'agrandissement de la Galerie des glaces. Elle est l'oeuvre de Jules Hardouin-Mansart, elle accueillait les princes et les courtisans. Récemment ravalée, elle déploie toute sa splendeur classique au dessus du parterre du Nord côté jardin.


Le voyage à Paris 2007 des premières ES n'a pas démérité, cette année nous avons eu droit à la "totale", un festival de visites détaillées sur le blog de Gilles Sabatier.

Le château vu depuis l'Ouest et le Grand Canal au premier plan : le bassin d'Apollon est  presque visible au centre, juste avant la montée de l'allée centrale débouchant sur la façade de la Galerie des Glaces. Avant la rénovation des bosquets et la tempête de 1999, ce type de perspective n'était plus possible car la hauteur des arbres masquait le château à l'arrière plan. Nous sommes revenus aujourd'hui à un aspect plus proche de celui du début du XVIII° siècle.


Alors pour faire bref , on va commencer par le premier jour :
visite de Versailles et de ses jardins.


Une échappée depuis la galerie des glaces vers les jardins avec au premier plan le parterre d'eau en prolongement de la façade. cet ensemble ne reçut sa forme définitive qu'en 1685.


La météo s'étant rafraichit ces derniers jours de Mars, nous avons eu droit à la neige sur le parcours en car mais les nuages se sont éclaircis à notre arrivée à Paris.

Un magnifique topiaire d'ifs du côté du parterre du Nord.

Peu d'affluence en cette saison, du moins dans les jardins car les salons proches de la Galerie des Glaces saturent rapidement.

Le bassin de Latonne en direction du grand Canal vers l'ouest.
"Alors commence le temps où Versailles est le théâtre de tous les possibles. Un simple ru coule dans le domaine ? Un château royal se doit d'avoir un pont et surtout des fontaines ! On les construit sur des thèmes qui évoquent l'esprit du temps (...). La construction du grand Canal, en moins de cinq ans, marque l'acmé de cette volonté de défier et de maitriser la nature. Plus de tente six mille saisonniers ont travaillé à l'édification du grand Canal, des jardins et du château : tous les jours ce sont des hommes qui meurent, victimes de maladies, des chutes ou de la fatigue, sous l'oeil vigilant du roi."
Alain Baraton Le jardinier de Versailles Grasset 2006

Visite guidée par les professeurs qui une nouvelle fois se sont fait "enguirlander" par les surveillants des salles. La prise de parole est contrôlée et je fus empêché de parler devant les élèves face à la statue de Vauban alors que la galerie à cet endroit était totalement vide...
La culture est une marchandise, l'éducation n'est pas toujours compatible avec la logique mercantile.


L'opéra royal est décoré par Pajou  : "c'est la plus belle salle qu'on n'ai jamais vu en Europe" note le Duc de Croÿ dans son journal. L'éclairage nécessitait plus de 3000 bougies ruineuses qui rythmaient les spectacles, car il fallait du temps pour les remplacer entre les actes. Commencé en Février 1768, il est achevé en mai 1770, oeuvre de l'ingénieur machiniste Arnoult et de l'architecte Gabriel, il ne servira que 27 fois jusqu'à la Révolution. Il servit de salle de séances de l'assemblée nationale entre 1871 et 1875

Heureusement tout le monde n'a pas réagi ainsi et la visite du théâtre opéra fut commentée non officiellement par un gardien éclairé qui nous dévoila les subtilités de cette partie du château ouverte au public exceptionnellement en ce moment.

La chapelle royale achevée en 1710 (5 ans après la mort de Louis XIV).
C'est la cinquième chapelle du château. Les plans sont de J. Hardoin-Mansart (dessinés en 1699), la construction est réalisée par son beau frère Robert de Cotte en 1708.
"Le roi allait à la messe, où sa musique chantait toujours un motet. il n'allait en bas qu'aux grandes fêtes, ou pour des cérémonies". Saint Simon Mémoires.

De même la visite intérieure de la chapelle est possible et les voutes peintes sont impressionnantes.


La Galerie des glaces est désormais presque entièrement débarrassée de ses échafaudages, la rénovation du plafond est terminée, reste à remettre en place le mobilier déposé dans les réserves.

'j'ai vu le château par des temps de neige, le toit bleuâtre, majestueux et riste sur le gris du ciel, comme le royal palais du froid".
Emile Zola, Nouveaux contes à Ninon.

Le plus grand bonheur pour le passionné des jardins fut le Trianon quasiment désert avec les grands arbres immenses au coeur des pelouses vides. ici le Petit Trianon construit en 1768 par Gabriel


Ce village est construit par Mique entre 1783 et 1785 pour Marie antoinette. Il comprenait à l'origine 12 maisons il n'en reste que 10. Face à un lac artificiel  sont construites des petites maisons qui servaient de salle de jeu ou de plaisir. au premier plan la tour de Malborough. Une véritable ferme avec animaux et cultures alimentait les cuisines du château.

Le Hameau de la Reine était assez fantomatique. depuis la tempête de 1999 il a complètement changé de visage et est l'objet aujourd'hui d'une reconstitution minutieuse.

Voici ce qu'en dit Alain Baraton dans son livre Le Jardinier de Versailles

La tempête

C'est drôle pour un jardinier : je dors comme une bûche. Les insomnies me sont inconnues, un des rares privilèges qui m'ont été donnés. La tempête du 26 décembre 1999 est venue l'abolir. Je me réveille une première fois. Il doit être quatre heures du matin. Dans un demi-sommeil, je sens les vibrations des murs et le vent qui siffle contre les fenêtres. J'ai l'impression d'être sur un voilier : tout craque, tangue, hurle et se déchire. Puis je me dis qu'un château ne saurait faire naufrage, je grommelle, je songe à l'Atlantique en furie, à ma maison, à Oléron. Cette pensée m'apaise, je me rendors. Le monde disparaît à nouveau. Ce n'est que vers six heures que tout est devenu impossible.
La rumeur sourde qui pénétrait mon sommeil a fini par m'éveiller. La maison est prise d'une sorte de vertige, tandis qu'à l'extérieur les sifflements ont laissé la place à un grondement hostile. Cette fois-ci ce n'est plus tenable, je me lève. Le bruit du vent est tellement fort que tous mes mouvements me semblent silencieux : la lampe de chevet que j'allume, le lit qui grince, mes pas sur le plancher, les portes que j'ouvre, tous ces gestes sont devenus muets, réduits au silence par la valse infernale des fracas extérieurs. Je monte à l'étage. La pièce chuinte et gémit, lutte en un combat où je n'ai pas mon mot à dire. Un détail attire mon regard : la vitre de la fenêtre ploie littéralement sous la pression du vent. Une bulle de savon semblerait moins fragile. Je m'approche, je n'ose pas même coller mon visage sur le carreau, de peur qu'il ne se rompe. Ma dernière pensée va au chêne de Marie-Antoinette qui du haut de ses trois cents ans d'âge doit souffrir. Et puis je ne peux plus penser à rien, je vois.
Je vois les arbres qui tombent un à un, terrassés sans effort par le vent hystérique. Un instant, je ne le crois pas : comment ces géants pourraient-ils mourir ? Ils ont résisté à tellement d'événements déjà, n'est-ce pas la marque de leur immortalité ? Cette impression d'irréel est renforcée par le fait que je n'entends pas les arbres tomber : la scène a tout du film muet, trop rapide, malhabile et un peu comique, si bien que je n'arrive pas à la prendre au sérieux. Pourtant, je sais bien que c'est le tumulte du vent qui couvre le bruit de la chute des arbres. Je comprends qu'il n'y a rien à faire et je regarde, fasciné, le jour qui se lève sur Versailles.



Quelques liens intéressants si vous n'avez pas encore visité ou si vous n'avez pas tout vu lors de la visite :
le site officiel
Versailles numérique : retouvez la chronologie
les articles sur Wikipedia
le site du Ministère de la culture sur Le Nôtre
pour découvrir les quatre saisons à l'Orangerie (vous n'avez pu voir les plantes fragiles rentrées à cause du gel)
le site sur Google Maps ou Google Earth (nécessite l'installation du logiciel)
une petite vidéo


ps : j'ai oublié de vous parler de quelques autres visites instructives :

la Tour Eiffel (3° étage s'il vous plait...), Hôtel Sully, Place des Vosges, Mémorial de la Shoah, Musée d'Orsay,  Musée de Cluny, Institut du Monde arabe, Ballade dans le Paris médiéval, Musée des Arts décoratifs, Musée de la Publicité, Musée de la mode (Exposition JP Gautier), Bateau mouche sur la Seine, le Louvre et ballade dans Paris...
De biens belles images en perspective qui seront mises en ligne progressivement et consultables sur l'album photo ci contre.
La suite bientôt...
par François Arnal publié dans : Voyage, voyages...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Images aléatoires

Recherche

Calendrier

Mars 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Photo sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus