Festival de Géo

Spécial FIG
 Festival International de Géographie
 Saint-Dié-des-Vosges 29/09/05 au 2/10/05

Le monde en réseaux : lieux visibles, liens invisibles
Principaux liens sur ce blog.
réseaux de transport.
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  1. Créer un blog en histoire géographie ?
  2. Apprendre à utiliser les TICE. : un blog : c'est quoi au juste ?
  3. Le monde en réseaux : présentation du FIG
  4. Lyon et le projet Lyon Confluence :
  5. Le vocabulaire de la géographie urbaine : glossaire
  6. Album photo : paysages lyonnais autour de Perrache.
  7. Album photo vues aériennes
  8. La gare de Lyon Perrache.
  9. Le tunnel de Fourvière.
  10. La gare de Lyon Part-Dieu.
  11. La confluence Rhône Saône.
  12. Des outils sur Internet.
  13. Les cartes de l'agence d'urbanisme de Lyon.
  14. Module : réseau de transport urbain
  15. L'accès à l'information géographique sur Internet.
  16. en direct du FIG
  17. en direct du FIG 2

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Jeudi 26 janvier 2006
Il fut un temps où le voyage en Italie était incontournable pour tout humaniste ou tout honnête homme.

Pour nous stéphanois, le voyage à Lyon peut en quelque sorte le remplacer.



Ici se côtoient les ruines romaines, les restes d’une ville médiévale ou Renaissance, un centre ville marqué par le XVII° et une post modernité architecturale du XX° siècle qui se résume dans le quartier autour de la Place Pradel (vers l’opéra) et de la Place des Terreaux.



Au Musée des Beaux Arts la peinture de la Renaissance nous invite à un voyage dans l’histoire de l’art qui s’achève avec Picasso au XX° siècle.
Lyon est une métropole, les signes ne trompent pas et les élèves sont impressionnés par la taille de l’agglomération.
Lyon est une ville dynamique et les multiples chantiers qui s’y tiennent nous le confirment.
Lyon est enfin la rivale « footballistique » de St Etienne et des « verts », ce qui ne laisse pas les élèves indifférents et rageurs.



Ce voyage fut une réussite avec une collaboration éprouvée et efficace entre les Lettres et l’histoire géographie. Ce voyage fut un temps fort de l’année de seconde qui donne tout son sens à notre enseignement.
Ce voyage fut apprécié par les élèves qui quittent ainsi le cadre traditionnel de la classe pour découvrir la culture « en direct », pour être confronté au « terrain ».
Dans le blog élève, le travail continue avec des compte-rendus en préparation.



Ce voyage d’étude est enfin un pied-de-nez aux réactionnaires de tout bord qui nous reprochent de nous amuser au lieu d’enseigner. C’est une façon de dire que la didactique de nos disciplines n’est pas figée dans l’enceinte du cours magistral et que l’ouverture est nécessaire et permet à ceux qui ne mettent jamais les pieds dans un musée de découvrir la beauté d’une toile baroque ou la splendeur d’un tableau impressionniste.


Merci aux élèves qui nous ont fait confiance et qui continuent le travail sur l’autre blog où ils ont la parole.
par François Arnal publié dans : hgeofm
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Jeudi 26 janvier 2006
Musée des Beaux Arts de Lyon.

Sélection de tableaux commentés devant les élèves



Renaissance
Quatrocento :
1.    L. Costa  1490 Nativité
2.    Perrugin 1495 L’ascension du Christ


Baroque
4.    Rubens 1618 /1620 Saint-Dominique et Saint-François préservant le monde de la colère du Christ .


Classicisme :
5.    C. Le Brun : 1674-1676 la résurrection du Christ.

Romantisme :
6.    FJ. Heim : 1853 La défaite des Cimbres et des teutons par Marius (103 avt JC).

Réalisme académisme :
7.    N. Sicard 1879 coup de vent sur le pont de la Guillotière.



Impressionnisme :
8.    E. Degas 1884 Danseuses sur la scène
9.    C Monet 1883 Tamise à Charing Cross, Mer agitée à Etretat.

Néo impressionnisme ou pointillisme
11.    Pissaro 1882 Kew Greens

Fauvisme
12.    Picasso : 1901 nu aux bas rouges



Cubisme :
13.    Haydn 1920 Le Jazz Band

Art contemporain :
14.    Picasso : 1937 femme assise sur la plage.
par François Arnal publié dans : hgeofm
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Samedi 14 janvier 2006

Comment lire une œuvre d’art, un tableau ?

Les noces de Cana (détail) : Véronèse (château deVersailles)

Se définit comme artistique toute activité qui cherche à travers des images à communiquer des sensations, des émotions des sentiments. L’artiste est celui qui cherche à donner une dimension esthétique à son travail.

S. Delaunay : 1915 jeune fille aux pastèques. Musée des Beaux Arts de Lyon


- L’étude de l’histoire de l’art permet de replacer une œuvre dans son contexte et de lui donner du sens.
L’historien étudie une œuvre d’art en la replaçant en priorité dans une perspective d’évolution et dans une certaine époque. Il se pose ainsi la question de la continuité ou au contraire de la rupture. Le littéraire cherche à retrouver dans une œuvre d’art des échos avec les mouvements littéraires, avec les sensibilités de l’époque ou du lieu. Il travaille sur les liens et sur les spécificités de ces différents éléments que sont le texte et l’image.
- Une œuvre d’art est souvent une image (pas exclusivement puisque la musique s’écoute) qui est un moyen de communication. Elle délivre un message qu’il faut décoder avec des règles propres à chaque époque de l’histoire. La lecture et l’analyse de l’œuvre permettent de comprendre la façon de penser et de voir le monde d’une artiste, d’une période ou d’une société.


- Face à une œuvre d’art (souvent une reproduction de l’œuvre !) il faut posséder un certain nombre d’informations et procéder à une lecture descriptive et interrogative ou interprétative.

La méthode la plus simple (et la plus classique) consiste à :

1.    Présenter l’œuvre et son auteur
2.    Décrire l’œuvre
3.    Interpréter l’œuvre et lui donner du sens (en soulignant son intérêt historique)
4.    Élargir le sujet en l’inscrivant dans un contexte historique et culturel et en faisant référence à d’autres modèles, d’autres œuvres, d’autres démarches.



G. Courbet 1870 La Vague : Musée des Beaux Arts de Lyon


1.    Présenter l’œuvre et son auteur :

•    L’auteur : nom et prénom date et lieu de naissance et de mort
•    Le titre
•    La date
•    Les dimensions (préciser s’il s’agit d’un extrait)
•    La localisation (musée ou collection)
•    Le lieu représenté si c’est possible
•    La technique et les matériaux, le support : peinture ou sculpture. (Ex : huile sur toile)
•    Le genre auquel elle appartient : peinture d’histoire (avec comme sujets la mythologie, la religion, les scènes de bataille, les événements historiques), portrait/autoportrait (des monarques à des personnes célèbres en passant par de simples modèles anonymes), paysage, nature morte, scènes de genre (scènes d’intérieur telles que les repas ou scènes de rue)
•    Provenance et histoire de la peinture : date et circonstances de la commande et de l'exécution, histoire, origine.





2.    Décrire l’œuvre :

- Cette lecture descriptive ou dénotative renseigne sur ce qui est visible. Le plus simple est de procéder par plan ou en divisant le tableau en droite ou gauche, haut et bas. Il faut énoncer les éléments qui composent la scène et désigner les personnages ou les objets. Dans le cas d’une œuvre abstraite, on insistera plus sur le dessin ou la couleur.
- Dans le cas d’une peinture, d’un dessin, il est utile d’évoquer la lumière (directe ou indirecte, naturelle ou artificielle), la couleur (dominantes chaudes ou froides, complémentaires, dégradées), le choix de la gamme colorée : tons froids (violet, indigo, bleu) ou chauds (jaune, orangé, rouge), camaïeux, tons purs, couleurs claires ou assombries), les touches de pinceau, les ombres portées.







- Le cadrage ou la composition de l’œuvre sont intéressants et il faut les signaler afin de simplifier la description. Il peut y avoir équilibre ou symétrie. Un contraste entre les objets ou les formes peut rendre la composition intéressante originale. On peut dégager des lignes de force qui composent l’image. On peut même aboutir au calque à l’émergence de lignes droites ou courbes qui régissent la composition (triangle ou carré, spirale, ligne d’horizon…)
- Le point d’observation est parfois à signaler (plongée ou contre-plongée)
- Certains éléments du tableau peuvent sortir du cadre.


M. Chagall : Le coq 1947 Musée des Beaux Arts de Lyon






3.    Interpréter l’œuvre et lui donner du sens :


- Une œuvre est choisie pour illustrer une période, un mouvement, susciter une réflexion sur une certaine vision du monde ou de la société. Cette lecture interprétative (ou connotative) permet d’aller au-delà de la simple description précédente et de comprendre ce que l’artiste a voulu exprimer et comment nous le recevons (en sachant que le spectateur ou commanditaire d’hier ne réagissait pas de la même façon qu’un visiteur contemporain dans un musée). Il est donc important de connaître le contexte historique et social ou culturel dans lequel l’œuvre est créée.
- Un artiste peut utiliser des symboles qu’il faut interpréter.

                                F. Léger; 1951 La botte de navets Musée des Beaux Arts de Lyon


4.    Élargir le sujet en l’inscrivant dans un contexte historique et culturel :

- Une œuvre et la carrière d’un artiste ne sont pas isolées dans le temps (la fin du XIX°) ou dans l’espace (Paris et la butte Montmartre). Les étapes précédentes nous conduisent vers une école, un style de peinture, ou de sculpture. Il faut parler faire référence à d’autres œuvres du même artiste (avant ou après) ou d’un autre artiste (Matisse et Picasso).
- Parfois une œuvre fait référence à un autre modèle, à un héritage, une tradition (l’académisme ou le classicisme).



F. Girard : 1819 Corinne au Cap Misère



F Arnal :  histoire
V. Lacour  : Français, littérature
par François Arnal publié dans : hgeofm
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Samedi 14 janvier 2006
Raoul Dufy. 1952. le cargo noir. Musée des Beaux Arts de Lyon

Mots clés de l'analyse picturale :

Il est nécessaire de maîtriser le vocabulaire de l'art et dela peinture ne particulier, voici quelques termes qui vous seront utiles.
N'hésitez pas à cliquer pour découvrir des oeuvres illuistrant les termes techniques. Ces oeuvres (ou ces artistes) sont célèbres et doivent constituer pour vous quelques références culturelles précieuses.

Picasso : femme assise sur la plage 1937.
Musée des Beaux Arts de Lyon

•    Abstraction : renoncement à une représentation proche de la réalité, abandon de la forme figurative.

•    Allégorie : représentation imagée d’un concept abstrait (liberté, justice) parfois personnifiée (cf. Delacroix : la Liberté guidant le peuple).

•    Autoportrait : réalisation d’un portrait par l’artiste lui même.

•    Cadrage : choix d’un champ visuel en fonction de critères esthétiques.

•   Clair obscur : manière de répartir les lumières et les ombres dans une œuvre. Relègue généralement la couleur au second plan au profit du contraste.

•    Complémentaire : se dit d’une couleur opposée sur le cercle chromatique (rouge- vert, jaune-violet, bleu-orange).

•    Composition : organisation et mise en place des éléments à l’intérieur d’un espace donné. Les principes de la composition peuvent faire appel à la symétrie, à une forme géométrique, à un mouvement, à un rythme.


Edouard Manet : Jeune fille à la pélerine  1889 : Musée des Beaux Arts de Lyon


•    Contour : ligne ou ensemble de lignes qui délimitent une image ou un visage.  Cette limite d’une forme peut se manifester par un trait ou par un contraste de couleur.

•    Contraste : différence entre les zones d’ombre et les zones lumineuses.

•    Contre-jour : effet produit par un fort contraste et un éclairage en arrière du sujet.

•    Facture : particularité d’une écriture ou d’une peinture personnelle chez un artiste (touche, trait), permet de reconnaître un artiste (ex Van Gogh), un style (pointillisme) .

•    Lignes de fuite : lignes imaginaires dans un dessin réalisé selon les règles de la perspective. Elles convergent vers l’horizon et rejoignent un point dit focal.

•    Modelé : ensemble des procédés qui créent sur une surface plane une impression de volume. Il peut s’agir de hachures, de tons dégradés du sombre au clair. Souvent utilisé pour contribuer à l’effet de réel dans la représentation des objets ou des corps.

•    Monochromie/polychromie : présence d’une seule couleur ou de plusieurs.

Degas. 1889. Danseuses sur la scène : Musée des Beaux Arts de Lyon
•    Point de vue : point désignant l’emplacement de l’observateur ou de l’artiste à partir duquel il dessine ou photographie.

•    Symétrie : correspondance ordonnée entre la forme ou la position de différents objets.

•    technique choisie : peinture "à tempéra", à la cire, à l'eau (gouache, aquarelle), à l'huile, peinture acrylique, collage…

•    Ton : degré d’intensité des couleurs et du clair-obscur dans une peinture.

•    Touche : c’est la trace du geste du peintre, elle dépend des outils employés (pinceaux, brosse, couteau…). Elle peut être effacée ou masquée par des vernis.
par François Arnal publié dans : hgeofm
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Jeudi 12 janvier 2006

L'Espagne entre Europe et Afrique etude de cas.
Géographie première ES2




El Ejido : 35 000 hectares de serres dans le «Poniente»


Encore une fois Google Earth peut nous aider à y voir plus clair dans nos études de cas et nous aider à les actualiser. Les images de cette note en sont extraites.




- Cherchez el Ejido (vers Alméria en Espagne) et vous verrez que la « mer de plastique » la plus grande du monde est visible depuis l’espace.



On constate que le paysage est très tranché entre les zones de collines ou de montagnes ou la couleur brun domine et la zone de plaine ou le gris couvre l’essentiel. En hiver ces montagnes sont enneigées apportant ainsi des réserves d'eau nécessaires à l'irrigation. En zoomant un peu entre les serres on devine les réservoirs d'eau à ciel ouvert.

La différence de couleur sur cette image satellite est due à la qualité des images proposée par Google Earth (à gauche haute définition)

Il fut un temps où le paysage était vert dans la plaine et marron en montagne, opposant le «secano » et le « regado » (le sec et l’irrigué). Depuis l’avènement des serres plastiques tout a changé.


L’Espagne devenue une terre d’immigration exploite ses travailleurs immigrées de façon fort critiquée.



Voici quelques extraits de ce que l’on peut trouver sur la toile.


« RATONADES » A EL EJIDO : Le Monde Diplomatique.
En Espagne, un apartheid sous plastique (le texte de départ du Manuel Belin 1° Knafou dir.)

« Le développement spectaculaire des cultures sous serre, en Andalousie, repose sur la surexploitation d’une communauté immigrée, essentiellement marocaine, à laquelle est contestée la simple revendication de ses droits sociaux. Reléguée à l’extérieur des villes, méprisée en raison même des conditions d’existence indignes qu’on lui fait subir, cette population est également crainte du fait des comportements marginaux provoqués, chez une minorité de ses membres, par sa situation marginalisée. Beaucoup plus que l’assassinat d’une Espagnole par un jeune Maghrébin déséquilibré, ce contexte explique la vague de violence raciste qui s’est abattue sur El Ejido du 5 au 7 février dernier ».
la suite ici







El Ejido et province d’Almeria (Andalousie, Espagne)
Rapport sur la situation actuelle : mission internationale coordonnée par le Forum Civique Européen

« La région dans la province d’Almeria où se trouvent, presque d’un seul tenant, plus de 35.000 hectares de serres s’appelle le Poniente. Il s’agit, semble-t-il, de la plus grande concentration de production de fruits et légumes sous serre au monde, cette mer de plastique étant même visible de la lune ! Pendant la haute saison 1000 camions quittent la région chaque jour.

La durée de la visite était trop courte pour permettre une enquête approfondie sur tous les aspects de cette problématique. Cependant, nous avons pu constater qu’il n’y a eu aucune amélioration de la situation presque quatre ans après les émeutes racistes de février 2000. Presque rien n’a été entrepris pour concrétiser les onze points de l’accord signé le 12 février 2000 entre les travailleurs immigrés, les associations d’entrepreneurs et les syndicats . Ceci était particulièrement évident dans les domaines du logement, du non-respect des conventions collectives et de l’état des relations entre certaines autorités surtout municipales et les communautés immigrées.
Le Poniente présente l’un des exemples les plus spectaculaires de ce que Nicolas Duntze de la Confédération Paysanne a appelé « un univers concentrationnaire ». Un univers dans lequel on pousse à l’extrême la logique de l’industrialisation d’une agriculture hors-sol : soumission à la grande distribution, destruction de l’environnement due à l’utilisation massive de produits chimiques, utilisation d’énormes quantités d’eau dans une zone aride, non-respect des droits de l’homme, des droits sociaux et de travail de la main-d’œuvre sur laquelle se repose ce « miracle économique », racisme comme élément structurant du système..."
la suite ici


Espagne : El Ejido, rien n’a changé

« Cela fait plus de trois ans que j’entends parler d’El Ejido et même que j’en parle aussi. J’ai vu des centaines de photos, de nombreux films, mais rien ne m’avait préparé à cette réalité, à cet abcès qui révèle au grand jour le véritable visage de l’exploitation capitaliste.

Presque quatre ans après les émeutes racistes de février 2000, le FCE et la Confédération Paysanne ont décidé d’envoyer en décembre dernier une nouvelle mission internationale pour enquêter sur l’évolution sur place.
En effet, depuis quelques mois nous recevons des informations alarmantes sur une série d’agressions contre des ouvriers marocains. »
la suite ici

un plan d’El Ejido


le site officiel de la ville (en espagnol)
par François Arnal publié dans : Géo Première
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